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Compte rendu de voyage en Italie

Compte rendu de voyage en Italie

 du 1er au 4 octobre 2017

Nous fumes 14 à nous retrouver le dimanche premier octobre dans l’aube grise de Roissy pour un vol à destination de Bologne,  que nous n’atteignîmes effectivement que 12 heures plus tard, la visite papale rendant le centre-ville totalement inaccessible depuis l’aéroport jusqu’à 18 heures. Stéphanie déléguée de l’agence organisatrice nous prit en charge avec attention, efficacité et affabilité tout au long de ces quatre journées ; elle sut, avec la complicité de Jean Pierre palier à ce contre temps en improvisant une visite de Modène très proche l’aéroport de Bologne. Il y eut  plus de problèmes pour récupérer les huit participants qui théoriquement nous attendaient à Bologne. Téléphone et SMS aidant six nous rejoignirent finalement à Modène les deux derniers piégés dans Bologne purent profiter de la visite papale.

A 11H30 nous étions 20 encadrés par Stéphanie et  la guide spécialisée de Modène, prêts pour une longue déambulation dans le centre historique de la ville, bien conservé dans son jus. Modène située sur la frange sud de la plaine du Pô est avec 170.00 habitants la 15ème. Ville italienne, au cœur d’une région agricole très riche elle est la capitale d’un cluster italien d’industries mécaniques avec la présence de Ferrari, Lamborghini, Maserati……Son centre piétonnier est organisé autour de la cathédrale - le Duomo – chef d’œuvre de l’art roman dont les origines remontent au 11ème siècle. Fermée strictement aux touristes le matin mous nous contentâmes de la visiter de l’extérieur, l’érudition de notre guide sachant pleinement mettre en valeur à nos yeux tant la façade coiffée de l’ange de la mort porteur de fleur de lys, son portail central supporté par deux lions imposants, les deux flancs, l’un donnant sur la place centrale très riche du point de vue architectural avec la porte royale du 13 ème siècle et une chaire du 16ème. Le passage entre les deux cotés se fait sous des arcades gothiques qui relient la cathédrale au campanile haut de 86m. dont le léger fruit témoigne tant de fondations sur des terres argileuses que de la. séismicité de la région.. En continuant notre marche nous passâmes devant le  palais des musés (18ème siècle) pour terminer par le palais ducale (17ème siècle), aujourd’hui prestigieuse école de la gendarmerie ( bersagliere).

Après deux heures de marche studieuse et intéressée, une première pause repas nous attendait, une occasion pour tous de découvrir les aspects locaux de la gastronomie italienne

Réconfortés nous  accédâmes  enfin à l’intérieur du Duomo, dont l’appareillage de brique contraste avec l’extérieur en marbre et pierre. Nous fûmes frappés par le monumental Jubé du 13émé siècle ainsi que par la crypte (sainte famille en terre cuite du 13émé siècle) et une crèche en terre cuite du 16ème siècle en sortant.

  

La fin de l’après-midi nous réservait une surprise d’un tout autre ordre avec la visite d’un fabriquant de vinaigre balsamique traditionnel de Modene. La surprise fut d’une part la découverte de la différence entre le vinaigre balsamique et le vinaigre balsamique traditionnel de Modene, ce fut aussi de voir notre groupe dégustant et comparant successivement sans  faire la grimace six espèces de vinaigres        balsamique du plus banal au plus traditionnel,  et finalement d’assister à un présentation très convaincante qui  transformât notre assemblée en un groupe d’acheteur quasi compulsif de vinaigre balsamique traditionnel de Modéne….et nous pouvons tous témoigner qu’il n’a pas grand-chose à voir avec le vinaigre balsamique courant !!

A 18h30 finalement nous gagnâmes bien fatigués notre hôtel  en plein centre-ville de BOLOGNE. Nous y retrouvâmes les deux consignés qui purent nous faire partager ce qu’ils avaient pu voir de la première visite du ce Pape à Bologne. Au soir de ce dimanche bien occupé nous étions  au complet soit 22. Jean Pierre était rassuré ! Inutile de préciser que le repas du soir fut organisé par chacun avec dans un souci de légèreté et de rapidité, nous avions tous besoin d’une nuit réparatrice.

Lundi matin après le petit déjeuner, Stéphanie nous présentât Nathalie qui tout en sourire allait nous accompagner pendant les deux journées de visite de Bologne avec compétence voire érudition.

Bologne capitale de la province d’Emilie Romagne est la septième ville d’Italie avec une population de 400.000 habitants. Elle est le siège d’une, si n‘est la plus ancienne université d’Europe. Son histoire est jalonnée par les faits ayant marqué sa résistance à l’autorité papale, aux autrichiens et bien entendu à Napoléon ..En plus de sa fonction économique et administrative au sein d’une région parmi les plus riche d’Italie, elle est restée une très importante ville universitaire avec plus de 80.000 étudiants inscrits dans ses diverses facultés et cela se ressent dans l’animation de certains quartiers..

A travers une gestion municipale qui la fit longtemps qualifier de ville rouge la ville a mis en œuvre une politique d’aménagement urbain très novatrice en son temps dont témoigne la  très vaste zone piétonne qui entoure son centre et  s’étend sur un périmètre d’environ 2,5 par 3 km. En tant que visiteurs nous l’appréciâmes car nous pûmes déambuler en groupe avec un minimum d’attention pour les véhicules autorisés (transports en commun, taxi, livraisons le matin, véhicules de résidents deux roues) et nous pouvons témoigner que ces restrictions ne semblent pas entraver  l’animation et l’attractivité de la ville.
Outre ses nombreux monuments, le centre de Bologne est caractérisé par ses rues bordées d’arcades- ou plutôt de portiques comme il se dit localement (au total environ 38km..) Ce fut au 13èmé   que furent donnes aux propriétaires des maisons en bordure de voie  des droits à construire supplémentaires, au-dessus des trottoirs, pour proposer des logements aux étudiants qui alors affluaient en  ville.  Leur hauteur permettait à un cavalier  porteur de sa lance d’y déambuler. Aujourd’hui ils permettent de se déplacer à l’ombre et protégé des intempéries, ils abritent aussi nombre de terrasses de cafés. Quatre portiques du 13ème siècle sont encore visibles à ce jour.

    

C’est en grande partie sous ces portiques que nous suivîmes Natalie   qui non seulement nous présentait au fur et à mesure les différents monuments que nous rencontrions mais savait les remettre dans leur contexte historique sans manquer à l’occasion d’émailler son propos d’allusions piquantes puisées dans sa parfaite connaissance de la ville de son histoire et de sa propre culture générale.

La première demi-journée fut consacrée au Palais Communal que nous atteignîmes après une marche à travers les petites rues de l’ancien quadrillage romain de la ville. Le débouché sur la place  Maggiore n’en fut que plus spectaculaire avec le palais del Podesta en son milieu, le flanc occupé par le palais communal et en fond se place l’église San Petronio – patron de la ville-. Nous terminâmes cette matinée par la visite des  bâtiments d’origine de  l’Université, construits par les autorités papales au 16ème siècle dans un soucis de mieux contrôler les enseignements jusqu’alors répartis dans des lieux divers,  ces bâtiments sont aujourd’hui désaffectés mais on y voit encore l’enfilade des salles de cours et le théâtre anatomique.

L’après-midi au sortir du restaurant en déambulant vers ce qui fut le ghetto juif, notre guide nous signalât les indices de la présence remontant au 13ème siècle d’un réseau de canaux aujourd’hui recouverts qui furent à l’origine de la prospérité économique

 

 de la ville en assurant une liaison fluviale avec les villes situées au nord dans la vallée du Po jusqu’à Venise et en alimentant en eau une série de moulins et  d’ateliers dont certains qui traitaient la soie furent à l’origine de la renommée de Bologne. Nous arrivâmes  dans l’entrelacs des ruelles du ghetto ou furent confinés au 16 ème siècle autour d’une synagogue les quelques 900 juifs qui résidaient encore alors à  Bologne .Notons qu’aux siècles précédents la communauté juive de Bologne avait été plus importante avec neuf synagogues et une université hébraïque. Cette exclusion prit fin à la fin du 16émé siècle.
Au débouché du ghetto nous arrivâmes sur la place de la Porte de Ravenne avec ses deux tours inclinées dont le côté spectaculaire est renforcé par les dimensions modestes de la place sur laquelle elles sont situées. D’une hauteur proche de 100 m pour l’une et de 50 m pour la seconde le V qu’elles forment fait l’objet de toutes les sollicitudes des ingénieurs géotechniciens de la ville et ce d’autant plus que la séismicité de la région est importante. Ces tours  érigées par   deux puissantes familles guelfes de Bologne au 13èm .siècle  sont le  témoin résiduel avec plus de treize autres tours, moins spectaculaires certes, dont on trouve trace çà et là dans le centre-ville, des luttes complexes aux alliances fluctuantes entre les  guelfes et les gibelins tout au long du 13 ème .siècle.

 

 Notre journée se terminât .sue la place San Stefano, bordée par un long palais renaissance, elle débouche sur un ensemble de  quatre églises organisées autour de deux cloitres, la plus ancienne San Vitale remonte au 8-11 ème.siècle, la seconde – du Saint Sépulcre-de forme hexagonale –-renferme le tombeau de San Petronio patron de la ville – est du 12 ème siècle, la troisième ancienne  de cathédrale du 11 ème ;siècle fut profondément remaniée au 19ème.siècle, la dernière dite de la Trinité remonte au 13 ème. Siècle.

Il était temps de rentrer à l’hôtel pour reprendre des forces, toutefois peu résistèrent à l’animation des rues du quadrilatero proposant à la vente et à la dégustation dans une ambiance très détendue fromages assiette de charcuteries…..et vin.

Notre dernier jour à Bologne, après la traversée du marché aux fruits et légumes fut consacré à la visite de la Basilique San Petronio dont la façade partiellement recouverte de marbre témoigne des vicissitudes  des relations de la ville de Bologne avec la Papauté. Bien que limitée à la partie basse le  traitement en marbre de cette façade est remarquable spécialement son portail. L’intérieur de la Basilique frappe par son ampleur, la variété et la richesse des œuvres d’art qu’il contient, un orgue du 15 ème siècle et enfin pour la petite histoire sur un vitrail ,dont l’accès est contrôlé,  illustrant l’enfer de Dante, une représentation explicite de Mahomet. Nous terminâmes avant le repas par la visite de l’église San Domenico qui abrite le tombeau du saint éponyme. Ce fut pour notre guide une occasion de nous faire déceler dans la composition sculpturale du sarcophage les trois angelots- parmi quatre-  qui revenaient à Michel Ange. Une belle leçon d’interprétation artistique de plus donnée par notre guide.

Réconfortés par un déjeuner Bolognais nous étions prêts pour la visite de la Pinacothèque. Notre guide sut se limiter à une vingtaine de tableaux des 15 ème et 16ème siècle ( Raphael, Le Perugin, Vitale de Bologne, Carrache ) mais  elle en fit un commentaire élaboré qui rendit très modeste un certain nombre d’entre nous !

Tout au long de ces journées Natalie fit merveille pour nous intéresser à sa ville d’adoption- nous découvrîmes qu’elle était française de mère italienne-  son français légèrement teinté d’accent italien  en témoignait.

Pour terminer ce séjour à Bologne, jean Pierre avait organisé un diner dans un restaurant situé dans un complexe de loisirs culturels et gastronomiques Comme il le fait toujours, il pensait pouvoir compter sur la présence d’un représentant de la Municipalité    pour donner  un peu de substance « aménagement »  à notre visite. Devant sa défaillance, la mobilisation in extremis d’une relation amicalo- professionnelle nous permit avoir à notre table l’associé d’un bureau d’études spécialisé dans le domaine des transports de Bologne. L’Ingeniere Stagni vint donc partager notre diner avec son épouse et en français nous brossa une fresque très factuelle de la politique de  transports urbains de la ville : des projets de metro léger envisagé dans les années 90, puis plus récemment d’un tramway, tous projets enterres après des années d’études et de luttes politiques, la mise en service plus récente de  trolley bus et dans un futur proche( 2018 ?) de bus optoguidés dont les marquages sont déjà en partie visible en ville.  A une question sur la liaison entre l’aéroport et la gare située en bordure du centre ville il nous répondit laconiquement qu’il n’était pas très au courant du projet décidé à la suite d’une remarque du Président du Conseil italien – originaire de Bologne-qui s’étonnait qu’une telle liaison n’existât point ……un projet de people mover (sic) surgit alors » de nulle part » et devrait être mis en service d’ici un an ou deux. IL semblerait que ce soit un système de monorail avec un débit maximum de 800 passagers heure  C’était l’illustration d’une certaine manière de faire les projets en Italie. ( en annexe une courte note sur ce projet)

   

Le lendemain notre dernière journée commençait par la visite de  Ferrari à Maranello bourgade située au sud de Modène à environ 40km de Bologne. En fait si l’on n’achète pas une Ferrari on ne visite pas les usines et il n’y avait pas d’acheteur parmi nous….Donc après avoir néanmoins fait le tour des usines hors les murs, entendu le vrombissement de bolides à l’essais sur la piste interne à l’usine, humé l’odeur de l’huile en surchauffe, aperçu deux ou trois voitures de la marque dans la ville,  constaté que vingt minutes en Ferrari coutaient le même prix à Maranello qu’aux Champs Elysées à Paris   nous visitâmes le spectaculaire musée Ferrari ; accueilli par le directeur du Musée et accompagne par Marc Souvrain qui par ses anecdotes et son vécu en tant qu’expert de la marque nous fimes une visite  intéressante voire passionnante de ce musée ou se côtoient parmi les plus beaux modèles de la marque. La boutique n’eut pas non plus à se plaindre de notre passage !

Un dernier repas, très vite expédié pour certains ayant un avion plus tôt, six s’égayèrent dans la nature et Jean Pierre  ramena finalement 14 personnes à Paris. Mais tous nous avions fait un beau voyage, découvert une ville qui certes n’a pas la renommée de Florence mais qui n’en recèle pas moins un patrimoine historique et architectural extrêmement riche, des musés que l’on ne peut comparer aux Offices mais ou le manque de notoriété relative rend la visite hors des hordes de touristes, particulièrement agréable, une ville enfin qui n’est pas noyée dans ses visiteurs mais bien au contraire ceux-ci n’ont aucun mal à s’y fondre dans l’ambiance locale. Quand en plus l’organisation se révèle sans faille, accompagnateurs et guides très attentionnés et particulièrement compétents on remercie celui qui a pris la responsabilité d’organiser ce voyage.

 

Un peu plus sur la liaison aéroport gare de Bologne.

Initié en 200­6 par la region Emilie- Romagne, la province de Bologne et la ville de Bologne ce projet a fait l’objet d’un appel d’offres en 2009, d’une adjudication en 2012 et d’un début de travaux en 2015  la  mise en service est prévue en 2019.

Son cout est estimé à 100 millions d’euros financés pour 27% la région, 15% l’aéroport de Bologne et le reste en financement de projet en contrepartie de l’exploitation pendant 35 années.

Le tracé a une longueur de 5km, le point d’arrivée est au cœur de la gare de Bologne. La durée de trajet est de 7minutes 20 secondes et la fréquence de 3 minutes 45 secondes .La capacité horaire prévue est de 5-600 passagers par direction

 L’entité adjudicataire  est un consortium d’une entreprise bolognaise CCC (75%)  et du secteur public (25%). L’exploitation est confiée à une société Marconi Express contrôlée à 75% par CCC.

Le prix par trajet est de 7,5 euros. La clause de  financement prévoit une prise en charge par l’autorité publique d’une indemnisation annuelle maximum de 1,4 milions d’euros si le trafic annuel est inférieur à 1 millions de passagers ( ce qui correspondrait à un trafic  réel de  800.000 Passagers), par contre si celui-ci dépasse 1,4 millions de passagers annuels,  25% de la recette totale sont reversés à cette dernière ;

Le matériel roulant est de type monorail sur rail central avec deux wagons de 17 metres. Il est fourni par la société Intemin Transportation basée au Lichtenstein, celle ci  développé dans le monde entier un certain nombre de monorails surtout dans des parcs d’attraction mais pas seulement et est déjà présente en Emilie Romagne  dans un parc de loisirs.

C’est une filiale de la société suisse Intermin qui se présente comme le leader mondial des attractions spectaculaires de masse (roller coaster) avec des références dans tous les grands parcs mondiaux.

 

 Auteur : VDB

Sources : internet site divers dont ceux de la ville, d’Intermin,

                 de Marconi express……

 

 

 

 

 

 

 

 

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