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Le village "des bronzés, une réalisation de la SIETHO 

 SIETHO (Société ivoirienne de tourisme et d’hôtellerie) chargée de la réalisation et de l’exploitation des réceptifs touristiques.

Cette société d’économie mixte (État, chambre de commerce, banques locales, caisse de coopération économique…) a demandé à la SCET Coopération puis à SCET International et enfin à la SETAME de détacher un de ses cadres en qualité de directeur. Christian Lesour a occupé ce poste durant la période comprise entre 1968 et 1970, remplacé ensuite par Jean-Pierre Lauwereins qui dirigea la société jusqu’en 1976, date ou il fut appelé au cabinet du ministre du Tourisme en qualité de conseiller technique chargé, particulièrement, de la gestion des crédits alloués par la Banque mondiale aux investissements touristiques et hôteliers

En plus de la réalisation, à l'intérieur du pays , de huit réceptifs hôteliers destinés à la clientèle dosmestique , la SIETHO est maître d’ouvrage de deux villages de vacances

 

 

 

- le village « Club d’Assinie », hôtel balnéaire, d’un standing voisin des trois étoiles (norme française, d’une capacité de 400 lits et dont la commercialisation et l’exploitation furent confiées au Club Méditerranée.

Les architectes des 15.000 m² de Surface Hors Œuvre Nette (SHON) sont les cabinets Semichon et Daniel Paterne.

 - le village-hôtel « d’Assouindé-Les Palétuviers », d’un standing équivalent à la précédente réalisation, d’une capacité de 600 lits. L' architecte des 23.000 m² de SHON est le cabinet de Monsieur  Marc Souvrain qui, pour la conception, à privilégié l’utilisation des matériaux locaux et l’artisanat.

L’exploitation est assurée directement par la SIETHO avec une forte assistance technique de l’opérateur italien Valtur Servi Ci.

 

Aujourd'hui: 40 ans après, le village vacances des "Bronzés"  est à l'abandon

Autrefois privilégié par les touristes, il est aujourd'hui pratiquement en ruines. Le site et la plage sont recouverts de déchets. 

Les Bronzés en 1978. 
Les Bronzés en 1978.  (TRINACRA FILMS)

C'était il y a 40 ans déjà ! Jean-Claude Dusse, Popeye et Gigi nous ont fait rire pour la première fois avec Les Bronzés sorti en salles le 22 novembre 1978. Au moment où le film fête son anniversaire, l'ambiance "bienvenue à Galaswinda" a bien changé. 

Le tournage a eu lieu en Côte d’Ivoire, à Assouindé, à environ 80 kilomètres d'Abidjan. On se souvient évidemment de la chanson du film "Bienvenue à Galassouinda", qui est en fait une déformation du nom du village"Assouindé""Avant, on faisait des soirées de gala, grandioses, au moment du départ des jeunes, voilà pourquoi on a appelé ça Galaswinda", explique Alphonse Guelablé, un des rares figurants restés au village. 

Des centaines de touristes dans les années 80

Le village est un lieu privilégié des expatriés pour le week-end. Dans les années 80, le Club Med accueillait des centaines de touristes chaque semaine, le film a boosté les réservations et transformé le village. En allant sur les lieux du tournage, on revisualise les scènes cultes, la piscine, le bar, la salle de spectacle, le pont duquel les GO lancent des sceaux d'eau pendant la photo de groupe. 

La piscine du club de vacances où a été tourné le film \"Les Bronzés\". 
La piscine du club de vacances où a été tourné le film "Les Bronzés".  (YOUENN GOURLAY/RADIOFRANCE)

Aujourd'hui, un lieu en ruines

Sauf qu'aujourd'hui, le Club Med est à l'abandon, le pont est délabré, la piscine ensablée à cause de l'érosion, les déchets et la végétation ont envahi le site fermé en 2005, les crises politiques successives ont fait chuter le tourisme en Côte d'Ivoire. "Aujourd'hui, la ruine, ça nous décourage", déplore Alphonse Guelablé.

 

 

Les logements du Club Med d\'Assouindé en 2018.
Les logements du Club Med d'Assouindé en 2018. (YOUENN GOURLAY/RADIOFRANCE)

Ça chagrine aussi beaucoup Thomas Touma, qui y a travaillé 6 ans en tant qu'animateur : "Depuis la fermeture, beaucoup de personnes sont parties au chômage et n'ont pas retrouvé de boulot. Des centaines de personnes étaient employées ici. Et il n'y a plus aucun touriste".

Un projet de rénovation du Club Med est en cours, mais pour le transformer en maison de location, l'esprit de village-vacances a bel et bien disparu.

 

 reportage d'Amandine Réaux. 
 
 

Bernard Pailhes nous propose  un témoignage de son amour des villes, et de leur fabrique

J’ai le plaisir de vous proposer, en ce temps de rentrée, un parcours de villes :  Le Havre, Nantes, Saint-Nazaire, Angers, Rennes, Lorient, Brest, Lille, Valenciennes, Maubeuge, Villeneuve-d’Ascq, Toulouse, Paris, Maisons-Alfort, Alfortville, Fontenay-sous-Bois, Strasbourg, mais aussi Nouméa, ou Port-au-Prince, voilà quelques-unes des villes où mon métier d’urbaniste, d’aménageur et de constructeur m’a conduit depuis 1972. C’est une évocation de chaque ville, où j'ai vécu, où j'ai pu intervenir ; ce sont aussi des portraits d’élus, d’architectes ou de responsables, sur un parcours de quarante-cinq années. 

Mais c’est surtout un témoignage de mon amour des villes, et de leur fabrique

Je remercie Jacques Braun qui a accepté d’en écrire la préface, quelques semaines avant sa disparition. 

 

Pour le commander, vous le trouverez sur le site  : http://www.leseditionsdunet.com

L

Le travail de Mémoire: Le BETURE et la SETAME en Amérique du Sud par Dominique Berthon

Préface de René Gay :

C’est moi qui ai recruté au BETURE Dominique Berthon , jeune Ingenieur de Centrale Paris. C’était un passionné de la Nature, Il passait ses vacances perché dans les arbres à  photographier des oiseaux. Il me demanda de pouvoir s’inscrire dans le cadre de la formation continue à l’Université de Paris pour suivre les cours d’environnement, nouvellement créés, Il y obtint un des premiers titres de docteur en Environnement.

Au BETURE puis SETAME il fut entre autre un grand spécialiste de l’eau. Il dirigea de nombreuses missions notamment à l’etranger en Indonésie (voir le travail de mémoire qu’il fit sur le BETURE et SETAME en Indonésie) et en Amérique du Sud

La CDC lui demanda de représenter le Groupe à la Conférence Mondiale de RIO en 1992. Sur les problèmes de l’eau

Apres BERTURE SETAME il créa sa propre Societe de consulting DBEnvironnement et passe une grande partie de son temps en Amerique latine. Mais il n’oublie pas ses anciens collegues et il vient de m’envoyer le mémoire qu’il vient d’écrire à l’occasion du Forum Mondial de l’eau qui se tiendra à BRASILIA en avril 2018.

 Mais le mieux est de lui laisser la parole ci- après :

 Un grand merci à Dominique pour son travail et l’envoi de son mémoire

« Le Métier d’aménageur change beaucoup dans ses modalités 

Hervé Gay, directeur général de Citallios (fils de René Gay)

(LE MONITEUR septembre 2017 Urbanisme et aménagement « Le Métier d’aménageur change beaucoup dans ses modalités »,  Propos recueillis par Nathalie Moutarde )-

Citallios fêtera son premier anniversaire le 7 septembre. L’occasion pour Hervé Gay d’évoquer les différents métiers et projets de ce nouvel acteur de l’aménagement francilien.   - Pour répondre aux besoins d'aménagement, Citallios mène des opérations en direct sans passer de contrat avec les collectivités locales, souligne Hervé Gay. Citallios fête son premier anniversaire.

Quel premier bilan dressez-vous?   Hervé Gay : L’année écoulée a été jalonnée par des étapes importantes comme l’installation de tous les salariés sur un site unique, à Nanterre, en janvier 2017, et l’achèvement de l’harmonisation sociale avec la conclusion d’accords d’entreprise, en février. Nous avons appris à nous connaître et à connaître les opérations. Aujourd’hui, la  phase de stabilisation se poursuit.

Il s’agit de faire rentrer de nouveaux projets pour assurer de l’activité aux 94 collaborateurs de Citallios mais, d’ores et déjà, les prises de commandes sont à un niveau record. Aucun emploi n’a été supprimé conformément à l’engagement des deux présidents de départements, Patrick Devedjian et Pierre Bédier. La fusion des quatre SEM vise à rendre les équipes plus performantes et plus efficaces, pas à réaliser des économies.

En 2017, nous devrions atteindre 11,6 M€ de rémunérations, en ligne avec le plan d’entreprise. 

Quels sont les grands métiers de Citallios ? Il y en a cinq : l’aménagement (ZAC, centre-ville, réhabilitation de friches industrielles, extension urbaine) ; les opérations Anru ; les interventions dans les quartiers anciens et d’habitat privé ; la construction de logements (sociaux et spécifiques) et d’équipements publics et enfin le métier d’études et de conseils.   « Nous disposons de 24 millions d’euros de fonds propres »

Quel regard portez-vous sur le métier d’aménageur ? H.G. : C’est un métier qui change beaucoup dans ses modalités. Pour des raisons diverses, les collectivités locales recourent de moins en moins aux ZAC. Pour autant, elles ne manquent pas de projets à développer. Il faut donc imaginer de nouveaux modes d’intervention. 

Que proposez-vous ?  Citallios mène des opérations en direct sans passer de contrat avec les collectivités locales. Concrètement, elle peut, à la demande d’un maire ou d’un propriétaire foncier, acheter un terrain sur lequel elle mettra en oeuvre un projet préalablement défini avec les élus. Elle dispose pour ce faire de fonds propres importants, de l’ordre de 24 millions d’euros sans compter les garanties d’emprunts que peuvent apporter les deux départements.

Avez-vous déjà conclu des opérations de ce type ? A Clichy (Hauts-de-Seine), nous achetons, à la demande du maire, acheter un îlot qui appartenait à quatre propriétaires, sur lequel 300 logements vont être construits. A Andrésy (Yvelines), la Chambre de commerce souhaitait valoriser une propriété. Après avoir défini le projet avec le maire, nous avons acquis le foncier pour y réaliser, là aussi, 300 logements. « Les promoteurs font parfois appel à Citallios »

N’entrez-vous pas en concurrence avec  les promoteurs ? Je pense que les promoteurs comprennent bien la stratégie que nous développons. Parfois, ils font même appel à nous. A Poissy (Yvelines), PSA, qui souhaitait valoriser une emprise de 4,2 ha jusqu’alors mise à la disposition de son comité d’entreprise, a lancé une consultation de promoteurs. Les responsables de Nexity Apollonia nous ont proposé d’y répondre avec eux. Nous l’avons fait après avoir rencontré le maire pour savoir quel programme il envisageait sur ce site. Nous avons remporté la consultation. Dans la foulée, nous avons créé une société commune détenue par Nexity (80%) et Citallios (20%) chargée de mettre en œuvre une opération d’environ 500 logements (42 000 m2) principalement réservés aux primo-accédants avec une résidence senior. Le projet est conçu par l’atelier Castro.  

Vous avez évoqué le manque d’appétence des élus pour les ZAC. Comment l’expliquez-vous ? H.G. : Le temps de l’aménagement n’est plus celui du temps politique. Autrefois, les élus arrivaient à se projeter à deux, voire trois mandats. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. Il leur est donc de plus en plus difficile de s’engager dans des opérations de long terme. Ensuite, le big-bang territorial en Ile-de-France, qu’il s’agisse de la création de la Métropole du Grand Paris ou de la refonte de la carte intercommunale en grande couronne, ne favorise pas une vision de long terme. Les élus ne savent pas si dans deux ou trois ans ils seront toujours aux manettes des opérations qu’ils lancent aujourd’hui. Aux raisons politiques s’ajoutent les difficultés de financement auxquelles sont confrontées les collectivités locales. Une ZAC  à travers son bilan peut apparaître coûteuse. La collectivité sait tout de suite quelle somme elle devra mettre sur la table. En revanche, en phasant un projet, on peut parvenir d’une manière plus douce à le réaliser.       « Le nouveau programme national de renouvellement urbain n’avance pas aussi vite que prévu » Citallios intervient aussi dans les quartiers Anru.

Quelle est son actualité dans ce domaine ? H.G. : Le Nouveau programme national de renouvellement urbain n’avance pas aussi vite que prévu et les projets Anru 2 ne devraient pas être lancés au mieux avant 2018. Nous avons donc décidé d’anticiper en procédant autrement. Nous avons noué des partenariats avec de grands bailleurs sociaux: la SNI, France Habitation, Hauts-de-Seine Habitat… L’idée est là aussi de développer des opérations en direct mais sur du foncier appartenant à des organismes HLM dont ils n’ont plus l’utilité. Dans le cadre de projets définis en concertation avec  les villes concernées, Citallios achèterait ces terrains pour les valoriser auprès de promoteurs et réaliserait les espaces publics.

Quelques pistes pourraient se concrétiser fin 2017, début 2018.   Qui prend en charge les études ? H.G. : Les études sont principalement financées par les collectivités sur contrat mais il nous arrive parfois de mobiliser nos fonds propres. Elles relèvent du cinquième métier de Citallios –études et conseil- qui se  porte bien. Cette activité est  rattachée à Daniel Talamoni, directeur général délégué en charge du pôle développement. Sa mission : faire émerger de nouveaux projets en s’appuyant sur les directions métiers de Citallios.

En matière de conseil, quel nouveau type de prestations proposez-vous ? H.G. : Nous nous sommes positionnés sur le créneau de la valorisation foncière.  Les propriétaires qui envisagent de vendre leur terrain veulent savoir à quel prix ils pourront le faire. Notre valeur ajoutée consiste à faire converger deux positions à priori antinomiques : celle du maire qui en général ne souhaite pas trop de constructibilité sur le site et celui du vendeur qui cherche à obtenir le prix le plus élevé possible. En septembre dernier, nous avons signé un premier contrat avec l’ONERA (Office national d’études et de recherches aérospatiales) pour ses sites de Meudon (Hauts-de-Seine) et de Châtillon (Hauts-de-Seine). Un autre contrat est en cours à Gentilly (Val-de-Marne) avec une SCI. C’est un métier que nous cherchons à développer.