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HISTOIRE DU BETURE ( Par rené Gay)

HISTOIRES DU BETURE

BUREAU D’ETUDES POUR L’URBANISME ET L’EQUIPEMENT FILIALE DE LA SCET

DE 1960 A 1980

 Par René GAY

1 Préambule et présentation : par René GAY

Jeune ingénieur civil des Ponts, après mon service militaire, j’ai été recruté à la SCET en décembre 1959 par François Parfait, dans le « sous-marin » bâtiment préfabriqué où était née la SCET, situé dans une des cours intérieures de la CDC.. Je pris mes fonctions aux premiers jours de janvier 1960 au Service VRD du Service Technique de la SCET avant même que le BETURE ne fut en fait créé, bien que son acte de naissance officiel porte la date du 1er janvier. J’ai progressé dans la hiérarchie du BETURE jusqu’à en devenir le Directeur Général en73, jusqu’à fin 78.

J’ai donc vécu la majeure partie de cette période (60-80) du BETURE de l’intérieur.

Je fus nommé comme Directeur Régional Ile-de-France Alsace de la SCET au 1er janvier 1979, puis Dir. Territorial IF, Normandie, Nord, Est, Corse et DOM-TOM.

Ensuite je fus nommé Directeur Technique de la SCET, au siège, responsable des services d’assistance aux SEM de 86 à 91, et enfin Secrétaire Général du Groupe SCET lors desa création et 91, jusqu’à ma retraite début 1994.

Lors de ma retraite j’ai adhéré à l’AARSCET, dont je fus le président de 95 à 2003. Co-fondateur de l’Union Atrium en 2002 j’en fus le vice- président jusqu’en 2011.

J’ai été rédacteur en chef du livre « La SCET, la Ville, la Vie » pour le 40ème anniversaire de la SCET (photo prise à cette occasion) et ai participé également à la rédaction de celui du 50ème anniversaire , de l’ouvrage « SEM-SCET, 50 ans de partenariat, et à divers travaux de mémoire sur les site internet de l’AARSCET et de l’Union ATRIUM.

Beaucoup m’ont demandé d’écrire l’histoire du BETURE, dans la foulée de mes divers écrits. J’avais toujours répondu que l’histoire du BETURE sur cette période était intimement liée à celle de la SCET, et que tout était dit dans diverses publications, et notamment dans le livre du 40ème anniversaire de la SCET « LA VILLE - LA VIE » . De plus je ne suis pas un historien et je manque d’objectivité pour en parler, donc la tâche était difficile.

Je me suis enfin décidé à tenter de rappeler ce qu’avait été le BETURE dans ces années où il était filiale de la SCET , de 1960 à 1980, sous forme d’un « fil rouge », portant sur l’organisation et les activités, sans être exhaustif, incluant diverses anecdotes témoignages et portraits des hommes et femmes qui ont fait le BETURE et racontant donc des HISTOIRES (d’où le titre).

Je serai aussi amené à parler des autres bureaux d’études, avec le passage d’activités des uns aux autres, leurs filiations, leurs complémentarités .

Je remercie ceux qui contribué à la rédaction de ce travail de mémoire, par des témoignages oraux ou écrits, et des documents, notamment : Alice Alyanakian, Jean-François Blache, Albert Calvo, Ginette Cope, Bernard Drouot, Joseph Impinna, Pierre Lalitte, Jean François Lhermitte, Daniel Mahé , Pierre Mégrot, Jean Mazodier, Lise Piguet, Philippe Rochefort, Gerard Spire,

J’ai réalisé ce travail en deux parties :

- La première concerne les années 60 où le BETURE purement technique était « fusionnel »avec la SCET

- La 2ème concerne les années 70 où le BETURE est devenu un grand Bureau d’études pluridisciplinaires

Fin 1980 le BETURE quitta la SCET et fut rattaché à la SAPEG, puis en 83 à C3D, nouvellement créée....etc (voir en fin de la 2ème partie)... Mais ceci est une autre histoire à écrire par ceux qui l’ont vécue.

 

1ère PARTIE : LES ANNEES 60 à 70

La SCET- BETURE, bureau d’études techniques

1/ Naissance et débuts de la SCET- BETURE : 1.1 : Les services et activités :

Les Services Techniques Urbains de la SCET (Bernard Drouot se souvient qu’on les appelait SETU ou STU) avaient leurs bureaux au 29 rue de la Bienfaisance. Michel SAILLARD, Ingénieur des ponts et chaussées, directeur régional de la SCET en Algérie jusqu’à fin 59, en était devenu début 60 le responsable. Son adjoint pour l’administration des services et pour l’assistance conseil aux SEM était M. PERISSERE.

Pour les études il y avait 4 services

- Le Service Bâtiment et Chauffage , sous la responsabilité de M. RAIN qui comportait 2 sections : Bâtiment avec Albert CALVO, chauffage avec Paul THOMAS

- Le Service VRD (voirie et reseaux divers), dont le responsable démissionnaire a été remplacé en mars 60 par Roland BRAULT (ingénieur civil des Mines de Paris), avait 2 ingénieurs dont René GAY et un démissionnaire remplacé par FANET, ing. ETP.

- Le Service Topographique, responsable M . CONAN, qui fut remplacé par son adjoint M. POINSOT , que Bernard DROUOT rejoindra au printemps 1962 à son retour de la SCET-ALGERIE au Sahara.

Ce sont ces Services qui constituèrent, début 1960, le Bureau d’Etudes pour l’Urbanisme et l’Equipement , crée sous forme d’une Société Civile et dénommée officiellement SCET-BETURE, (mais en raccourci on l’appela BETURE) dont Michel SAILLARd fut le premier directeur.

En 1961 M. RAIN démissionna et son service coupé en 2 :

Le Service Chauffage confié à Paul THOMAS , ancien officier-mécanicien supérieur de la

Le Service Bâtiment, confié à Albert CALVO, ingénieur ETP- Bâtiment..

Pendant ces premières années, les cadres du BETURE avaient une double fonction : celle d’études pour les clients SCIC et SEM, et celle de conseillers des SEM et contrôleurs des études faites par les autres bureaux d’études. Nous contrôlions essentiellement les Services des Ponts (à l’inverse ceux-ci contrôlaient les études du BETURE au titre des services de l’Etat !) et les Services techniques des villes. En fait nous étions solidaires et complémentaires car il fallait tout inventer ensemble : comment concevoir une grande zone d’habitation nouvelle, ou une Zone Industrielle à priori sans connaître les industries qui viendraient s’y installer, comment concevoir les V.R.D. (Voirie et Réseaux Divers) et le chauffage urbain , que doit être un dossier d’avant projet pour des opérations qui vont être réalisées sur 10 à 20 ans !..etc...

Parmi les services du STU existaient aussi, outre les services administratifs, financiers et du personnel, un service d’assistance juridique, un service de programmation des centres commerciaux dirigé par DUCOURTHIAL et un service centres sociaux avec Mlle VEILLEUX qui intégreront le BETURE en 1963 .

Nota : Soyons modestes, nous n’avons pas tout inventé , et en particulier « rendons à César » les magnifiques réalisations urbaines des Romains grands précurseurs en matière d’aménagement de villes nouvelles: la hiérarchisation des fonctions urbaines, les équipements, les infrastructures, le chauffage avec les thermes ...etc

1.2 : Localisations :

La première localisation du BETURE , a été l’immeuble du 29 rue de la Bienfaisance à Paris que l’on dut quitter en 62 (fin 1er semestre)

Les services du STU et le BETURE se sont installés dans l’Hôtel particulier du 147 av. Victor Hugo, lorsque le siège de la SCET (elle était venue s’installer là après le « sous-marin ») le libéra pour s’installer 41 bis av. Bosquet, avec le BACOPA, la SCETO et le service des Autoroutes .

Mais le BETURE se développant à grande vitesse il dû rechercher d’autres emplacements et dans l’hiver 63-64 éclater entre divers lieux : les Services Topographique Etudes Commerciales et Sociales restant au n° 147 Av. V.Hugo avec les autres services du STU, le service Batiments alla dans des locaux près de l’Opéra, et le Service Chauffage boulevard Montmartre (anciens bureaux de la DR SCET Paris), et les Services VRD infrastructures, dans un immeuble en construction par la SCIC au 153 av. V. Hugo à l’angle de la rue de Longchamp, dès que le 1er étage fut habitable, fin 63.

Souvenir commun de Daniel MAHE et René GAY :

A la rue de la Bienfaisance, où nous étions mal installés et entassés, les jeunes dessinateurs, dont Daniel embauché comme « calqueur » avant son départ au service militaire, chahutaient parfois et un jour ce fut le far-ouest ! Dans le porche-entrée de l’immeuble l’un d’eux (un peu voyou car il faisait commerce de pièces détachées auto : accessoires, auto- radio... probablement volées) se mit à tirer des coup de feu avec un revolver ! pour épater les copains ? Roland Brault descendit les escaliers quatre-à-quatre, l’attrapa par le col et le jeta dans la rue, viré sans préavis ni indemnités.

La croissance rapide du BETURE se poursuivant on fut obligé de nouveau à rechercher d’autres locaux, et le département Infrastructures déménagea en 65 fin 1er semestre, dans un étage de la partie horizontale d’un des premiers immeubles de la Défense, le BELLINI, dans la rue du même nom, encore en chantier (photo faite par D. Mahé en 65), où selon Albert CALVO le regroupement du BETURE au complet se fit en 1969 (en occupant des étages de la tour)

C’est dans ces locaux rue Bellini que vinrent en 71 les services du CERAU et du BACOPA et la SOPREC, absorbés par le BETURE (voir plus loin)

2/ Le développement du BETURE jusqu’en 1970. 2.1 : Le Service Topographique :

Traité en premier car il ne vécut que pendant cette première décennie, ce service avait été créé pour suppléer l’insuffisance des géomètres-fonciers locaux, face au besoins importants qui s’annonçaient , et l’époque l’IGN n’établissait pas encore de plans avec courbes de niveau précises sur tout le territoire à partir de photos aériennes (cela n’intervint que dans les années 70).

Il fut dirigé successivement par M. CONAN puis M. POINSOT avec son adjoint Bernard DROUOT

Au début ce service a travaillé pour établir les plans topographiques (courbes de niveau, limites précises, implantation de ouvrages) des opérations de la SCIC, puis lorsque les SEM s’engagèrent dans l’aménagement des ZUP et des ZI, il eut la quasi exclusivité des plans topo de ces grandes opérations.

Le service topo du BETURE avait donc un important et primordial travail de relevé, et de dessin des plans de base. Sur le terrain les topographes utilisaient des instruments manuels guère différents de ceux utilisés dans les temps anciens (ph. Thèodolite de 1960) Les appareils électroniques ne firent leur apparition que beaucoup plus tard

Le service topo établissait également des « plans de recollement » des infrastructures , après les travaux.

Mais l’ « ordre des géomètres-experts » avec le développement des bureaux de géomètres privé, s’en inquiéta et lutta contre cette concurrence en faisant valoir leurs prérogatives d’experts-fonciers assermentés . Aussi le service fut dissout vers 68.

M. POINSOT avec quelques uns de collaborateurs partit à la SCIC pour constituer le Service de Conservation Foncière. Les autres intégrèrent le Service Infrastructures et Aménagement. , Bernard Drouot, grand témoin de cette époque avait rejoint le service VRD/ Infrastructures dès début 65 et de technicien à ingénieur y restera jusqu’à sa retraite en 95.

Il témoigne :

« Ce n’est qu’après mon retour d’Algérie en métropole en 1962 -suite aux accords d’Evian-, (voir sur internet de l’AARSCET le texte « La SCET en Algérie Française ») que j’ai seulement réalisé le rôle central de la CDC et de mon employeur la SCET, dans la modernisation de la France des années 60-70, et pour moi, d’apprécier l’opportunité que j’avais eu d’y participer au hasard des annonces du Moniteur.

En outre, je ne savais pas encore qu’à partir de la topographie, la SCET allait m’ouvrir la capacité d’évoluer à travers les métiers complémentaires de l’Aménagement ce qui pour moi, allait perdurer à ma très grande satisfaction, jusqu’à l’âge de la retraite » (Photo : B. Drouot au travail avec son théodolite en Algérie)

2.2 : Les Infrastructures et l’Aménagement :

Le service VRD (voiries et réseaux divers) initial, dirigé par Roland BRAULT avec René GAY devenu son adjoint en 62, se développa rapidement : à coté des 2 sections voiries et réseaux d’eau et assainissement de départ (signalons au passage les projeteurs chef de groupe CLIQUET et CAMPANA) on créa une section EGT (électricité , gaz, téléphone) avec l’embauche d’un ingénieur électricien, Raymond PECHOT (mi- 60) , suivi d’un 2ème, Jean-Pierre NOEL en 61

A noter qu’en 1960, il n’existait qu’un seul ouvrage assez sommaire sur les VRD : le livre de Martial CHARPENTIER, ingénieur conseil à St Germain qui travaillait pour la SCIC . Il n’existait pas de méthode de calcul des réseaux d’assainissement pluvial pour des zones équipées à priori. René Gay a du s’inspirer, pour ses premiers calculs du réseau pluvial de la ZUP de Mantes, des calculs de Caquot pour la pluviométrie et les débits d’eaux pluviales dans les villes. De même pour la distribution d’eau potable, où en fait ce sont les Services de protection des incendies, qui ont dicté leurs normes (ce sont eux qui avaient le plus besoin de pression et débit). Et rien sur la distribution électrique ou gaz hormis les normes des concessionnaires.

En 63 on recruta un paysagiste Jean-Pierre BERNARD qui constitua une section « Espaces Verts » avec LAPOUTGE chef de groupe, Claudine NEISER projeteur et Daniel Mahé dessinateur, à son retour du service militaire en 64 ( D. Mahé avait déjà travaillé en 61 )

(en photo au bureau de dessin, Daniel et Claudine, qui, pour la petite histoire, se marièrent en 66)

En 64 ce fut le recrutement d’un géologue, pour la reconnaissance des sols du point de vue géologique et hydrologique préalables aux opérations. L’une de ses premières études fut l’étude géologique de la future station de ski des Menuires.

On appela alors ce service VRD étoffé « Service Aménagement et Infrastructures »

Raymond PECHOT , avec le souci de la perfection qu’on lui reconnaissait, mit au point avec son équipe EGT et l’appui des autres spécialistes une procédure d’études préalables systématique permettant de connaître toutes les servitudes pesant sur les terrains (présence de réseaux aériens et enterrés, survols aéronautiques, qualité géologique et hydrologiques des sols, risques d’inondation. Dans son domaine propre Electricité, Gaz, Téléphone avec ses proches collaborateurs JP NOEL, puis Léo-Jean PORCHER (qui se spécialisa dans l’éclairage public), ils ont mis au point avec les concessionnaires la conception des dessertes des ZH et ZI et concrétisé dans des contrats types les obligations réciproques des maîtres d’ouvrage (les SEM) et les concessionnaires. La SCET imposa ces études préalables et ces contrats types à toutes les SEM du réseau.

Enfin dans la 2ème moitié des années 60 la SAPRR (pour l’autoroute Paris-Lyon) demanda au BETURE de concevoir les premières « aires de repos et de services » ; on demanda à M. de CONDE, ingénieur dans le service infrastructures de se pencher sur cette question, et on créa une section autoroutes qui traita en sus des aires, l’équipement et le réseau de secours téléphonique conçu en liaison avec le CNET, le réseau électrique ainsi que l’éclairage.

Nous étions « parés », pour réaliser les études et diriger les travaux des grandes ZUP et ZI. Entre études et conseil-contrôle le BETURE a laissé son empreinte dans toutes les ZUP et ZI engagées par les SEM, puis dans les zones touristiques du littoral ( photo La Grande Motte) et de la montagne. (cf. les travaux de mémoire sur ces sujets que l’on trouve sur le site internet AARSCET)

On engagea également les études de rénovation urbaine puis derestructuration ou réhabilitation urbaine après la loi Malraux de62, pour le renouveau des centres anciens de nos villes, et enfin vers la fin des années 60, les études des Centres Directionnels (centres d’affaires nouveaux dans les « Métropoles d’Equilibres » promues par l’Etat, à l’image de La Défense), dont Jean-Michel RUSSAC devint le grand spécialiste 

Nota de René Gay, après les grandes inondations de ces dernières années, j’ai publié sur le site internet AARSCET une note rappelant à postériori le bien fondé de ces études préalables qui ont permis à toutes les opérations du réseau SCET-SEM d’échapper à ces catastrophes.

Dieu à Lyon, Mériadeck à Bordeaux, Saint Sever à Rouen, Fond de Jaude à Clermont Ferrand...etc...JM. RUSSAC fit « équipe » avec Joseph de BOISANGER, du service juridique de la SCET, pour concevoir techniquement et juridiquement la superposition ou l’encastrement des propriétés publiques et privées dans ces opérations complexes.

Nota : JM. RUSSAC partit en 69 prendre la direction du BETEREM (voir sur le site AARSCET le document « Histoires du BETEREM ») dont il fit un grand bureau d’études pluridisplinaire.

Souvenirs de René GAY : quand j’’ai eu RV avec François Parfait en décembre 59 pour mon embauche, sortait de son bureau Raymond LOPEZ qui avait été mon professeur d’architecture à l’ENPC, et qui venait de lui présenter la maquette de la ZUP de Mantes Val Fourré dont il était architecte en chef ; c’est sur cette maquette

que F. Parfait m’expliqua en quoi consisterait mon travail d’ingénieur VRD. La ZUP de Mantes-la-Jolie ne me quitta plus tant que je fus au BETURE où j’en fis les études VRD et la direction des travaux, puis à la DR IF soit de 1960 jusqu’en 86 où on en faisait la clôture des comptes !!)

Dans les ZI le BETURE devint le spécialiste des embranchements ferrés (60% des ZI des années 60 étaient desservies par fer) ainsi que pour la totalité des MIN. Roland Brault qui avait fait la première partie de sa carrière aux Mines de Potasse du Maroc transportant le minerai par fer, fut précieux pour adapter et maîtriser cette technique. René Gay établit en 67-68 le guide des « Dessertes Ferroviaires des ZI » publié début 69 après avoir reçu l’agrément de la SNCF (voir dans le site internet un article de R. Gay sur ce sujet)

Bernard Drouot témoigne qu’il a participé à une première déconcentration du département Infrastructure ( ce n’était pas une véritable agence, mais une section déconcentrée) :« Courant 1967 j'ai intégré l'Agence Région Parisienne de Beture (dirigée par Mr Cahors) 22 rue Lettelier et Mr Cahors en 1973 me confia alors la gestion de l'Antenne du Val d'Yerre à Boussy-St Antoine en remplacement de Mr Beulque ».

2.3 : Les Batiments et le Genie Civil :

Le service Batiments et Génie Civil a été dirigé dès l’origine par Albert CALVO, ingénieur ETP – Batiment, qui avait rejoint la SCET en 1959.

Des 1960 la SCET et les SEM s’engagent dans la construction d’usines rétrocédées aux utilisateurs avec un crédit à long terme. Le BETURE en est le maitre d’œuvre. En 1964 la SCET avec le BETURE (maitre d’œuvre) et le BETI (commercialisateur) lancent avec succès un programme de construction de petites usines préconstruites économiques, portées par des SCIBI (Sociétés Civiles Immobilières de Batiments Industriels)

Dans les débuts des années 60 le BETURE conçut une usine d’abattage de poulets en Bretagne trop en avance sur son temps car elle n’eut pas de succés ! et une usine de recupération et de retraitement des emballages (la Centrale d’emballages) pour le marché de gros de Paris, les services incendie estimaient que l’entassement dans les rues des divers emballages (que le grossistes devaient renvoyer aux producteurs) était trop dangereux et demandèrent la mise en place d’un systèmes de collecte . La Centrale d’emballage, précurseur du retraitement des déchets, n’eut pas non plus de succès car venue trop tôt : brûler les cagettes et autres emballages était beaucoup moins contraignant et moins cher que de les reconditionner. Photo: amoncellement d’emballage sur le carreau des Halles de Paris

Allié aux services Chauffage et Hygiène Publique (cf ci-après) il travailla à la conception des bâtiments des chaufferies collectives et usines OM, et allié au BACOPA à celle des bâtiments des marchés –gares (les MIN = marchés d’intérêt national) . En province la totalité des MIN de France, sauf Toulouse et Lyon, ont été réalisés par des SEM du réseau SCET avec le BETURE et le BACOPA Ces derniers travaillèrent aussi pour le MIN de Rungis (le BETURE détacha d’ailleurs un ingénieur, Philippe HUGON, auprès de la Société du MIN), et exportèrent la conception des MIN à Barcelone et avec la SCET-COOP en Amérique du Sud (Photo du MIN de Rouen)

A la fin des années 60 le service bâtiment conçut aussi des bureaux. Le premier immeuble important de bureaux réalisé par une SEM du réseau fut l’immeuble PDG (Part-Dieu Garibaldi) à Lyon. Ingénieur des ETP-Batiment Albert CALVO, a commencé à travailler comme architecte d’opération à Tunis d’où il était originaire. Puis il rentra en Métropole et travailla à la SAGI avant de rentrer à la SCET en février 59. Il fut successivement au BETURE chef du serviceBâtiments , directeur du département des superstructures, directeur-adjointchargé de la Promotion. En 73 il fut affecté à la SCET à la DBE comme directeur de la promotion des Bureaux d’Etudes, puis en 79 dir-adjoint de SCETECAL, enfin de 88 à 90 chargé de mission à la DT IF-Nord.A près sa retraite en 90 il adhera à l’AARSCET où il fut administrateur et délégué régional IF. Il a longtemps milité à l’UFR, beaucoup travaillé à la CODERPA 92 notamment sur les Résidences pour Personnes Agées.D’une grande compétence , il est un des doyens de la SCET et une des « mémoire du réseau » à laquelle on a souvent recours.

2.4 : Le Service Chauffage :

Ce service au début était dirigé par M. RAIN, remplacé en 1962 par Paul THOMAS, ancien officier supérieur de la Marine ETP.Pour le chauffage des grands ensembles naissant, le Service chauffage du BETURE, s’inspirant des rares réseaux de chauffage urbain existant (dont celui de Paris) conçut des réseaux avec chaufferie centrale, d’abord au charbon puis au fuel.Pour les réaliser et les exploiter P. THOMAS et ses ingénieurs (armi eux citons RICHARD et LE BAIL tous deux ETP), eurent t l’idée de lancer des concours auprès des constructeurs et exploitantssolidaires dans une concession de 30 ans, le BETURE se voyant confier par le concessionnaire une mission de contrôle sur la même durée. Cela permit d’obtenir des prix de plus de 20% inférieurs que ceux obtenu dans des consultations, construction et exploitation.

Les conducteurs de travaux et contrôleurs d’exploitation du service étaient des transfuges de la marine : sous officiers mécaniciens que l’on sait fort compétents dans le domaine de la mécanique, des turbines.

Le BETURE a ainsi mené les études, dirigé les travaux, puis contrôlé l’exploitation des chaufferies et réseau de chauffage collectifs de quasiment toute les ZUP de France ainsi que de certaines Villes Nouvelles. (plus de 70 au total) :photo : une des 1ères réalisées à Chenove-Dijon

Soulignons aussi que le BETURE fut en 1968 à l’origine d’une première opération de géothermie alimentant le réseau d’eau chaude collective de la ZUPde Melun l’Almont (photo du chantier de forage). Il fallut ensuite attendre le début des années 80 pour relancer la géothermie à plus grande échelle, notamment en région parisienne. Ce fut l’origine de la filiale SCETECAL.

2.5 : L’Hygiène Publique : (Eau- Assainissement- Ordures Ménagères)

A partir de 1963 le BETURE s’engagea dans les études de stations de traitement des eaux usées et eaux potables, de collecte et traitement des ordures ménagères, avec d’abord la création au sein du service Infra , d’une section « Hygiène publique » qui fut confiée à M. RENAUD .Cette section se développa avec l’embauche d’ingénieurs comme Jean PERRE et ALLAIS. Raymond PARRAIN, rejoignit le BETURE pour être le Chef du « Service Hygiène Publique » constitué sur ces bases.

Portrait de Raymond PARRAIN:

Professeur de Physique-Chimie, il se fit détacher de l’Education Nationale à la SCET pour prendre la direction de la SEM de la Côte d’Or. Roland Brault lors d’une visite commerciale lui parla du BETURE et des perspectives de développement dans le domaine de l’hygiène publique et l’environnement. Raymond Parrain fut intéressé et demanda son affectation au BETURE. Plein d’idées, excellent formateur, il sut animer une équipe performante, et faire du BETURE un leader dans ces domaines.

Il devint Directeur- adjoint du BETURE, chargé du développement. Mais gros fumeur il fut atteint d’un cancer du larynx et opéré début 78, ce qui l’ handicapa fortement pour s’exprimer. Il fut alors affecté comme expert dans les services d’assistance de la SCET, et décéda quelques années plus tard

Jean MAZODIER rejoignit ce service en 67 (bien qu’au départ il dise avoir été embauché pour le chauffage, voir-ci-après) , ainsi que Patrice MILLET

On développera plus complètement les activités de ce service dans la 2ème partie 

Témoignage de Jean MAZODIER :

J'ai été embauché le 1er octobre 1967. Le service hygiénique publique était avenue Victor Hugo, sous l'autorité de Raymond Parrain. Parmi jeunes les ingénieurs il y avait aussi OCCHIMINUTTI

J'avais été embauché par M.Thomas qui recrutait des ingénieurs faisant leur service militaire comme ingénieur mécanicien dans la marine et servant outre-mer. et les conducteurs de travaux énergie qui avaient servi sous ses ordres-une bonne dizaine-.

il prenait des ingénieurs débutants mais qui avait complété leur formation initiale par les cours des EOR ( les mêmes qu' à l'Ecole Navale) et 18 mois d'embarquement. Ce qui était mon cas de même que Bussy et Joffo et deux ou trois autres qui ont été embauchés en 66/67 jusqu'au départ à la retraite de Thomas. Un critère de sélection qui en valait bien d'autres.

Pour la petite histoire, j'étais à Bora-Bora sur la vedette que je commandais quand ai reçu une lettre de la Scet .J'y avais vu un signe du destin .Cela m'avait décide au lieu de rejoindre la SNECMA qui m'attendait pour m'occuper du train d'atterrissage du concorde. À quoi tient une carrière..

2.6 : Création des Agences du BETURE en Rhône-Alpes

Dès le début des années 60, le BETURE est beaucoup intervenu sur la Région Rhône-Alpes, en aménagement avec la ZUP de Grenoble-Echirolle, la ZUP et la ZI de Valence, la ZUP et la ZI de Chambéry, la Part-Dieu à Lyon...etc.., et avec les chaufferies des différentes grandes ZUP de la région.

LAGRANGE, alors DR de la SCET à Lyon, suggéra à l’automne 66 de créer uns filiale, semblable au BETEREM.

Dans un premier temps la décision fut de créer une agence qui fut mise en place à Lyon début 1967 et Jean-François BLACHE, ingénieur de Centrale au service infrastructures du BETURE, en prit la responsabilité et la développa rapidement.

En septembre 69 à la demande du Maire de Grenoble DUBEDOUT on mit en place une antenne BETURE à Grenoble confiée à Jacques FRANCOIS (voir son portrait dans chapitre 2), à la satisfaction du Maire qui écrivait le 9 avril 70au Directeur Adjoint de la SCET M. LEMOINE : « Nous tenons à souligner l’aspect positif que nous avons constaté depuis l’implantation effective d’une antenne BETURE à Grenoble dont nous apprécions l’efficacité de ses responsables » 

Nota de René GAY : Il me demanda de venir moi-même à Lyon créer et diriger ce BET, mais devais entrer à l’hopital pour subir une importante opération et ne voulus pas prendre ce risque

 

 

 

 

 

 

Témoignage de Jean François BLACHE, Ingénieur de l’Ecole Centrale, sur cette création :

« René GAY m’a embauché au BETURE en décembre 1965, dans le Service Infrastructures; j'y ai retrouvé Hubert CLEMENS (autre centralien) que je connaissais et qui m'avait recommandé le BETURE, que je ne connaissais pas.

«--J'ai ensuite été muté à Lyon le 1er janvier 1967 pour créer l'antenne BETURE Infra avec une lettre de mission (signée GUELFI) dans laquelle il était dit que j'avais droit à quatre dessinateurs projeteurs, que j'avais autorité sur MORISSET (Chambéry) et MOLINA (Valence)-embauchés par R,Brault- »

Il y avait aussi VIOLA comme projeteur, et de LERIS (en provenance de Scet Coop le 1er juin, et il poursuit :

« Nous avons été hébergés quelques mois à Caluire dans 3/4 pieces d'une maison de maitre dont la SERL était propriétaire et vouée à la démolition: nous avons ensuite rejoint le 92 cours Lafayette avec la SCET (DR :LAGRANGE) et la SERL (directeur CHAFFANGEON) avant qu'elle rejoigne son immeuble P.D.G.(Part-Dieu-Garibaldi). J'ai quitté l'agence BETURE en septembre 1971 avant la création de BETERALP avec SPIRE »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

10

 

 

 

JF. BLACHE , aujourd’hui membre de l’AARSCET, poursuit l’exposé de sa carrière après cet épisode BETURE :

« --le 1er janvier 1972 je suis passé à la SCET(Place Raoul Dautry) comme chargé de mission

sous l'autorité de LEMOINE et TARDIVON où, pendant 6 ans, j'ai assuré de nombreuses missions en tant que conseiller pour le montage de centre commerciaux, d'opérations de centre-ville , pour la reprise d'opérations en difficulté etc...

« --toujours avec le statut SCET, le 1er janvier 1978 j'ai pris mes fonctions de directeur de société à la SEMAEB (après BILLET)

« --j'ai quitté la Semaeb le 31 janvier 1985 pour la SCET Paris comme directeur des projets auprés de JP. BAIETTO puis auprés de JM. SIMON aprés le départ de Baietto.

« --le 1er juin 1988 F.PASCAL m'embauche comme directeur du développement à SCIC-Investissement ( dans la tour PFA à la Défense) ; j'ai alors connu les délices et folies de la promotion immobilière de cette période...

« --à compter du 1er sept 1991 (à la demande d'E.HERVE à Pascal) je suis mis à disposition

du district de Rennes jusqu'au 31mai 1992 pour que je constitue la SEMTCAR dont

je deviens le directeur le 31mai 1992 sous statut TRANSCET puis TRANSDEV et j'en repars le 1er nov 2001 comme chef de projet du métro de Turin jusqu'au 31dec 2008

« -- par ailleurs, j'avais créé pour la rentrée de sept 1993 un master de maitrise d'ouvrage urbaine et immobiliére à l'Université de Rennes que j'ai dirigé pendant 12 ans comme professeur associé.

« --aujourd'hui et depuis 2 mandats j'assure la mission de vice -président de l’OPHLM de RENNES Métropole. Je m'occupe particulièrement des commissions d'appels d'offres et d'investissement, cequi me prend presqu'a mi temps (nous avons 18000 logts en gestion et construisons 500 logts neufs par an) »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

3/ L’organisation du BETURE et la Vie Sociale :

La SCET- BETURE avait été constitué en Société Civile (comme les autres bureaux d’études créés en même temps), et l’est resté pendant toute la première décennie Ce statut ne présente pas les contraintes d’une SA, mais avec la croissance et l’importance prise par le BETURE et autres BE. il s’est avéré inadapté, bien qu’il durât jusqu’en 73 . En effet la Société Civile est une société de personnes physiques associées, ayant une responsabilité illimitée à part égale .Il fallait au minimum 2 associés et: les cadres dirigeants s’étaient dévoués (au BETURE : Roland Brault, Albert Calvo, René Gay, Thomas, puis R. Parrain ...). La SCET s’était engagée par contrat à les couvrir financièrement en cas de pertes. . Le gérant du BETURE était PASCAL, juriste de la SCET.

Après les deux premières années où il fut encore très intégré au STU, le BETURE pris en 63 une certaine indépendance , tout en conservant à côté des études un rôle d’assistance conseil aux SEM .

En 63 Michel Saillard étant parti à la SCIC, il a été remplacé comme directeur des services urbains par Pierre GUELFI, ing. des Ponts, et Roland BRAULT a été nommé DG du BETURE.

Comme on l’a dit ci-avant, les effectifs et activités croissant rapidement, on créa de nouvelles sections spécifiques comme, la Section EGT (electricite gaz téléphone), la section Hygiène Publique, la section autoroutes.. Albert CALVO et René GAY ont été nommés Directeurs adjoints en 66 gardant en charge le premier un département Superstructures, le 2ème un département infrastructures

En 1963 également la SCET et ses filiales décidèrent de créer un Comité d’entreprise commun , dont le premier secrétaire fut Jean-Pierre NOEL auquel succéda Jean MAZODIER (Jean Pierre NOEL se souvient qu’il y avait 2 secrétaires du CE commun, un –lui- pour les BET et un autre pour la SCET elle-même)

En mai 68, le CE et les syndicats décidèrent de ne pas faire grève à la SCET et dans les bureaux d’études. Mais François PARFAIT autorisa la tenue de réunions de réflexions, et les idées ne manquèrent pas de foisonner, alimentant d’ailleurs les réflexions sur l’organisation du groupe.

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Souvenirs :;

- René Gay rappelle, à titre d’anecdote, qu’ il y avait pénurie d’essence, et pour nous déplacer, le Service des Autoroutes qui avait un bon stock d’essence (à Dijon), nous fournit un ou deux fûts d’essence que nous partagions parcimonieusement.

-Philippe ROCHEFORT témoigne quant à lui que, beaucoup plus éloigné de la SCET et avec un personnel plus jeune et plus proche de la vie étudiante, le CERAU fit en Mai 1968 trois semaines de grève, ponctuées de manifestations dans la rue et d'Assemblées Générales quotidiennes réclamant l'intégration des nombreux vacataires qu'il employait alors et dans lesquelles le monde urbain fut reconstruit de fond en comble (en paroles)."

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Puis on arriva en 1969 à l’organigramme ci-après.

On y remarque la création d’un Secrétariat Général confié à Jehan RAMBAUD, d’une direction de la Promotion confiée à l’un des 2 Dir. adjoimt Albert CALVO, et d’une Direction des Services Extérieurs confiée à l’autre DA René Gay, tandis que les activités sont réparties en 4 Divisions, dont les responsables sont :

- J-M. RUSSAC pour l’urbanisme et le infrastructures

- R. PARRAIN pour l’Hygiène Publique

- M. DUBOIS (remplaçant THOMAS) pour le Chauffage

- Jean Paul FLEURY (centralien) pour le Genie Civil.

Le BETURE comptait alors 270 personnes.

Dans les dernières années 60 et début des années 70, les Bureaux d’Etudes comme la SCET « subirent » les diagnostics et conseils d’EUREQUIP, cité ci-avant, bureau d’organisation des entreprises. Il s’en suivit d’abord une réorganisation de la SCET, lors de son installation à Montparnasse, l’entrée de SEREQUIP dans le Groupe, puis la grande réorganisation des Bureaux d’Etudes mise en place début 71 (voir 2ème partie).

A la SCET fut notamment créée une Direction des Bureaux d’Etudes, la DBE, confiée à Marc PORTIER, Ingénieur des Ponts, le directeur de SEREQUIP.

 

4/ Les clients du BETURE dans les années 60 :

Le premier client du BETURE, pour ses activités de base ; VRD, chauffage et topographie a été la SCIC , avec ses grandes opérations comme Sarcelles, Epinay-s-Seine, Ermont, ,Rosny, le Kremlin- Bicêtre, le Val d’Yerres..etc...Puis suivirent les SEM au fur et à mesure de leur constitution et du lancement des ZUP et ZI

Dans cette première décennie il y eut peu de clients hors groupe et réseau des SEM, sauf les Villes Nouvelles

Nota de René Gay :

Signalons au passage que dans divers écrits, y compris édités par la CDC, les Villes Nouvelles décidées par Paul DELOUVRIER sont présentées comme une antidote aux ZUP « chasse gardée » de la CDC. Paul Delouvrier avait effectivement rejeté la proposition de Leon-Paul Leroy de créer des SEM pour les réaliser, au profit d’Etablissements Publics d’Etat. François BLOCH-LAINE avait d’ailleurs dit lui-même dit que « la CDC ne pouvait pas tout faire et ce n’aurait d’ailleurs pas été bon ». Les villes nouvelles devaient constituer de vraies villes autonomes relevant de la responsabilité de l’Etat et non des quartiers de villes existantes comme les ZUP relevant de la responsabilité des collectivités locales. Cette opposition ZUP/ Villes Nouvelles n’a donc pas lieu d’être, et il est regrettable d’opposer ces 2 grands personnages que furent Paul Delouvrier et Léon-Paul Leroy qui ont tous deux profondément marqué l’Aménagement du Territoire pendant les « 30 Glorieuses ».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Si la SCET n’intervint donc pas elle-même dans les Villes Nouvelles, le BETURE, avec ces compétences, intervint largement notamment en Chauffage ( Cergy, Marne-la-Vallée....) et en Infrastructures (Marne la Vallée, Melun Senart, St Quentin en Yvelines, le Vaudreuil...)

A la fin des années 60 Marne la Vallée était devenu le plus gros client du BETURE. Jean Paul BAIETTO, futur DG de la SCET , était le directeur technique de l’EPA Marne la Vallée depuis sa création, où fut signé le premier contrat du BETURE infrastructures avec une Ville Nouvelle, c’est JF. BLACHE du Service aménagement et infrastructures qui en prit la responsabilité .

Anecdote de René GAY :

Je connaissais JP. BAIETTO depuis 64 où j’étais allé lui faire des propositions de service à la Mission d’Etudes du District de la Région Parisienne où il travaillait à l’élaboration du premier SDAU de la RP (d’où sont nées les villes Nouvelles ).Il confia au BETURE une étude préalable sur la vaste zone agricole du plateau de Saclay en vue d’y implanter les Grandes Ecoles (S’y construisait déjà d’ailleurs une 1ère tranche de l’X). J’avais conclu à la constructibilité du site. Mais les écoles des Mines, des Ponts, de Centrale et Agro...refusèrent ce projet voulant garder leur « indépendance » et rester dans Paris.

A part les Mines restées dans Paris, elles durent cependant toutes se déconcentrer hors Paris intra- muros mais de façon dispersées dans les années 70 . les Ponts à Marne la Vallée, Centrale à Anthony, Agro à Grignon, Sup Elec à Orsay, HEC à Jouy-en-Josas

Un demi siècle plus tard, les 12 grandes Ecoles franciliennes se sont regroupées sous le label PARIS TECH, et le projet du Plateau de Saclay resurgit dans les perspectives du Grand Paris : un Etablissement Public PARIS-SACLAY a été créé pour l’aménagement du grand pôle scientifique et universitaire du Plateau de Saclay, qui manque tant à la France pour rivaliser avec les grandes universités étrangères. Souhaitons à Pierre VELTZ, ing. des ponts, et ancien du BETURE (dans les années 70, voir chap. II), Délégué Interministériel pour le développement du Cluster de SACLAY, de réussir enfin ce projet.

L’ENSA s’est déjà installée (2012) et ont décidé de s’y installer l’Ecole Centrale, les Télécom. l’Agro, l’ENS de Cachan, l’ENSAE.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les forts développements hors réseau SCEt

 

 

 

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