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BETURE- SETAME EN AMERIQUE DU SUD

L

Le travail de Mémoire: Le BETURE et la SETAME en Amérique du Sud par Dominique Berthon

Préface de René Gay :

C’est moi qui ai recruté au BETURE Dominique Berthon , jeune Ingenieur de Centrale Paris. C’était un passionné de la Nature, Il passait ses vacances perché dans les arbres à  photographier des oiseaux. Il me demanda de pouvoir s’inscrire dans le cadre de la formation continue à l’Université de Paris pour suivre les cours d’environnement, nouvellement créés, Il y obtint un des premiers titres de docteur en Environnement.

Au BETURE puis SETAME il fut entre autre un grand spécialiste de l’eau. Il dirigea de nombreuses missions notamment à l’etranger en Indonésie (voir le travail de mémoire qu’il fit sur le BETURE et SETAME en Indonésie) et en Amérique du Sud

La CDC lui demanda de représenter le Groupe à la Conférence Mondiale de RIO en 1992. Sur les problèmes de l’eau

Apres BERTURE SETAME il créa sa propre Societe de consulting DBEnvironnement et passe une grande partie de son temps en Amerique latine. Mais il n’oublie pas ses anciens collegues et il vient de m’envoyer le mémoire qu’il vient d’écrire à l’occasion du Forum Mondial de l’eau qui se tiendra à BRASILIA en avril 2018.

 Mais le mieux est de lui laisser la parole ci- après :

 Un grand merci à Dominique pour son travail et l’envoi de son mémoire

 René GAY

«Je suis en ce moment au Vénézuéla, oú je m'occupe de mes fleurs d'orquidées et profite de mes loisirs pour lire beaucoup.

La publication sur le site de la CDC, dont je tenais à te féliciter,  qui représente un témoignage très parlant sur la complexitédes activités d 'ingéniérie de Beture, m'a incité à me remettre au travail, et à écrire un article sur les projets réalisés en Amérique Latine, notament en Colombie, au  Vénézuela, Brésil (dont notre participation à la Conférence de Rio92), Chili, Mexique, Pérou, Paraguay, ,,,Maroc, sur le thème institutionnel de la gestion de l´ eau, et sur les partenaires qui ont permis des avancées significatives pour le bien être de ces pays d'Amérique du Sud, en apportant des solutions plus performantes pour protéger et mieux utiliser cette ressource mondiale.
Cette  histoire construite au sein de notre groupe CDC, avec Beture, Setame,   Beture-Setame, puis avec DBEnvironnement, la petite boite de consulting que j'avais montée aprés la Conférerence de Rio en 1993, met en scène les idées sur la gestion de l'eau , les acteurs  qui sont prêts à les mettre en oeuvre (de Beture aux collègues français avec qui on a pu monter des synergies à l'ètranger), ainsi que les grands financiers qui ont pu  viabiliser ces projets (depuis les ministères français jusqu'aux CDC banques françaises  et internationales, fondations...). 

A partir du 10 Avril 2018 commence au Brésil, (qui a  la présidence du Conseil Mondial de l'Eau depuis trois ans) , le Forum Mondial de l'Eau, à Brasilia.

 Le Poste Commercial de l'Ambassade de France (Françoise Meteyer, Sao Paulo) m'a invité à participer  à cet évènement  et à une soirée qui réunira les participants français du Gouvernement qui représenteront la France à Brasilia.

Mon texte intéresse l'Ambassade, Puis- je te passer le texte en français de ce témoignage pour que tu le publies (comme le premier document sur Beture en  Indonésie) sur le site de la CDC.

Je profiterai du Forum Mondial de l'Eau et de l'Ambassade de France pour en faire une diffusion avant et après l' évènement

 Des documents annexes peuvent- ils accompagner ce texte sur le site?:

 un film  réalisé sur le projet Rio Doce au Brésil,

 un film  sur la les évènements Viva a Agua organisés par  Beture Setame à la Conférence de Rio 1992.

 une plaquette scannée des évenements Viva a Agua  à partir d'un exemplaire papier, oú l on retrouve les détails de la mise en place des  évènements français à la conférence, que j'ai mis sous un document en format docx qui peut être remanié si nécessaire par le gestionnaire du site pour faire un pdf plus attractif.
>Merci d'avance pour ton appui sur ce témoignage de notre histoire,

Dominique Berthon

  

MEMOIRE SUR LES ACTIVITES INTERNATIONALES DE LA CAISSE DES DEPOTS ET CONSIGNATIONS EN AMERIQUE DU SUD .

SECTEUR DE L’EAU ET DE L’ENVIRONNEMENT DE  BETURE, SETAME, BETURE-SETAME  ET DBENVIRONNEMENT  

EN COLOMBIE, AU VENEZUELA,  BRESIL,  CHILI, PARAGUAY, BOLIVIE, MEXIQUE, PEROU, ET.... MAROC.

GESTION DE L’EAU, ORGANISMES DE BASSINS, GESTION ENVIRONNEMENTALE


Témoignage de Dominique  BERTHON ancien DIRECTEUR DE BETURE SETAME CHARGE DU DEPARTEMENT EAU ET ENVIRONNEMENT ancien DIRECTEUR DE DBENVIRONNEMENT.

 

Contact : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Ce document fait suite à la publication sur le site de la Caisse des Dépots et Consignations, de l’histoire de BETURE SETAME en Indonésie, qui donne un contexte et des informations sur les activités internationales de BETURE, SETAME,  BETURE SETAME, et DBEnvironnement en Amérique du Sud.

Le lecteur pourra se reférrer, sur ce même site,  à l’histoire complète magistrale de BETURE, très bien documentée par son ancien Directeur Géneral, René Gay, que j’ai eu l’honneur d’accompagner à BETURE.

 Les travaux réalisés en France par BETURE SETAME dans le secteur de l’eau et de l’environnement (études d’impacts, tracés d’infrastructures pour les autoroutes, le tgv, les retenues et barrages, directives d’aménagement et de protection, parcs naturels et  réserves naturelles, pour le compte des Agences de Bassin françaises, les ministères français de l’Environnement, de  l’Equipement , et les sociétes d’aménagement du groupe CDC, ainsi que la première expérience de coopération internationale sur la gestion de l’eau en Indonésie sont les clés qui permettent de lancer des opérations crédibles et consistantes et de niveau national dans les pays d’amérique du sud avec une équipe performante en France  prête à exporter ses connaissances .

L’année 1985, un colloque international en amérique latine auquel participe l’ Agence de Bassin Adour

Garonne donne les premières informations aux pays présents, sur les possibilités d’une gestion à la française de l’eau, très orientée sur les aspects environnementaux, économiques, sociaux, avec participation de tous les usagers et pollueurs, et un mode de financement public-privé, à travers des redevances d’usages et de pollutions pour financer les projets d’amélioration des ressources en eau, définis au sein de Comités de Bassin.

 Beture, à travers son agence régionale de Toulouse orientée sur les aspects eau, urbanisme, socio-économie, et environnement, travaille avec l’ Agence de l’Eau Adour Garonne au plus haut niveau de sa poltique régionale,

notament avec l’étude d’environnement de la Garonne, partie du programme de 5 ans de gestion des ses eaux, l’étude d’environnement du lac de Lourdes,  de la gestion de la retenue de Golfech Malause pour le compte de la Scetomip,  de la retenue d´Artix,  pour le groupe Scetauroute, la Directive de Protection des 18 vallées du massif pyrénéen de  Néouvielle, l’étude environnementale de la vallée du Moudang, la  Réserve naturelle de Néouvielle,  pour le Ministère de l’Environnement, l’étude d’impact de la station de ski deuxieme génération Oule pichalet, de la station de Saint Lary, et de nombreux projets d’urbanisme et tourisme.... L’agence  Adour Garonne est d’ailleurs connectée aux travaux de promotion de la gestion intégrée de l’eau qui a été  mise en place en Indonésie par BETURE SETAME et participe à la formation des ingénieurs indonésiens par l’ école Nationale des Travaux publics de Lyon( ENTPE).

Beture est aussi en contact permanent avec l´Agence  Loire Bretagne,  dont Jean Claude Vinçonneau est le directeur, et travaille en France sur des projets ambitieux comme l’étude globale de l’hydrologie, hydraulique, pollutions et qualité de l’eau du bassin de la Loire, base de son 5ème programme de Bassin. Jean Claude Vinçonneau, son directeur, participera aux évènements de la Conférence de Rio organisés plus tard par BETURE SETAME, et  m’accompagnera des années plus tard au Chili pour défendre politiquement les projets d’agence de bassin chiliens et de révision du Code de  l‘Eau chilien.

Suivant l’écrivain des aventures de San-Antonio, dans la besace de BETURE on pouvait trouver : Une vision environnementale acquise après la réalisation de plus de 400 études d’environnement et d’impact (projets intégrés d’ urbanisme, tourisme, aires industrielles, création de parcs et réserves biologiques dont une au Maroc, sensibilité aux contraintes du  terrain du paysage et réseaux de mesures environnementaux.....) ; une vision de planification,  financière, systèmes de gestion informatisés,  la première étude d’impact en 1975 d’un projet de retenue à Villeneuve de la Raho, ma participation aux discussions sur la loi de protection de la nature de 1976, des cours d’environnement  prodigués à l’Ecole des Ponts  et à l’Ecole des Mines de Paris après avoir passé une maitrise d’écologie à l’Université Paris Sud-Orsay, suivie d’un doctorat ( sur la caractérisation de la diversite biologique comme critère de décision en écologie appliquée) ; un dossier des conséquences et indemnisation des maires bretons dans la catastrophe pétrolière Amoco Cadiz conduite par Florence Poncet ; une collaboration avec Brice Lalonde et Jean Louis Borloo  plus tard sur le dossier Sandoz de contamination du Rhin, une expertise de Florence Poncet sur  sur la catastrophe prétrolière de l’Alaska ;  la première étude de tracé sur critères environnementaux de l’autoroute Vierzon- Argenton sur Creuse qui servira de base aux directives Setra du Ministère des Transports, un travail environnemental avec les ingénieurs Scetauroute Transroute pour améliorer les tracés et réduire le impacts, l’aménagement  des ponts et tunnels permettant le passage des animaux sauvages d’un bord à l’autre des autoroutes pour les socétés d’auroroutes,  des expertises pour le compte des Sociétés d’ autoroute du groupe CDC (SAPRR, SAPN, SASF) sur les études d’environnement et de guidage de tracés des sections Dijon-Langres, le Mans-Angers, les aires de stationnement....Ouff.

De plus, la coopération réalisée avec les ministères des Affaires Etrangères, de l’Equipement et du Logement, sur le développement d’une organisation du secteur de l’eau en Indonésie, (loi sur l’eau, Projets  et réalisation de l’agence de bassin Brantas, formation en France de masters de post graduation à l’Ecole Nationale des Travaux Publics de l’Etat de Lyon) et les contacts permanents avec les Agences de Bassin françaises pour les assister à résoudre leurs problèmes en France, ont permis  de préparer le dossier sud américain, avec un montage d’ intervention appuyé par le gouvernement.

 Les projets ont reçu les appuis compétents et motivés des six agences de l’Eau, Artois Picardie (avec Mr Vermuze), Rhône Méditerrannee Corse (Pierre Roussel), Loire Bretagne (Jean Claude Vinçonneau , Jean François Talec chargé des relations internationales,  et Philippe Crouzet, directeur des pollutions industrielles qui intègrera BETURE), Seine Normandie avec l’appui de sa  direction internationale, (Claude Salvetti, et Nguyen Tien Duc), Rhin Rhône, les sociétés gestionnaires de l’hydro-électricité comme la Compagnie Nationale du Rhõne, CNR, les sociétés d’irrigation comme le Canal de Provence, sans oublier les sociétés concessionnaires Lyonnaises des Eaux et Générale des Eaux (Vivendi et Veolia), et au niveau des organismes internationaux Tenière Buchot camarade de Centrale.

Avec ce bagage peu conventionnel à l’époque, BETURE se sentait capable de traverser l’atlantique pour appuyer les politiques environnementales et les politiques de la gestion de l’eau en Amérique Latine.

Un début incertain puis prometteur en Colombie

 Une mission sur les problèmes d’assainissement de Bogota

C’est en 1985, à  SETAME, que la  Coopération Bilatérale du Ministère des Affaires Etrangères demande un audit du projet d’assainissement de la ville de Bogota et de son entreprise EAAB (Empresa de Agua y Alcantariado de Bogota). Le maire de Bogota, Sr.Galan, qui sera assassiné quelque temps plus tard avant les présidentielles colombiennes,  est préoccupé par la taille d’un projet américain pour l’assainissement de Bogota, représentant plusieurs mètres cubes de dossiers, et d’un coût de mise en oeuvre  effarant. La capitale de Colombie, ville de montagne située à plus de 2600m d’altitude, est drainée par plusieurs rivières successives qui se jettent dans le Rio Bogota, d´un débit d’étiage   comparable à celui de  la Seine, et qui après un parcours quasi horizontal dans la Savana de Bogota, fait une chute spectaculaire de 800 mètres avant de rejoindre le Rio Magdalena et les Caraibes. Dans ce projet classique, les eaux usées sont collectées, conduites par quatre énormes émissaires le long du rio Bogota jusqu’à une station d’épuration géante avant la chute du Tequendama. Très clairement il aparait qu’avec les finances disponibles, 40 à 50 ans seraient nécessaires pour voir le premier résultat environnemental, que les technologies définies au boulon près par les techniciens avaient le temps de changer, et enfin qu’une politique simple de collecter localement et traiter plutot à la source, serait plus efficace et mieux vécue par la population et l’environnement que l’option proposée : concentrer les effluents pollués  pour les transporter sur des kilometres sur une section plane, et les traiter avant de les rejeter dans la chute du Tequendama. Des lagunages au bas de chaque bassin latéral, commençant par le plus en amont, et un plan de collecte rapide des effluents vers des prétraitements locaux sont proposées et mal reçues. La gestion intégrée par bassin n’était pas encore apréciée par une partie des responsables et les lobbies internationaux, l’ordonnancement prioritaires des traitemens les plus efficaces sur la qualité de l’eau dans les rivières, d’amont en aval, n’étaient pas encore pris en compte.  Quelques mois plus tard, nous sommes appelés de nouveau, Jean Perre, expert  en traitements  des eaux de Beture et moi, à réaliser une nouvelle mission. Les idées sont passées, nous bénéficions  plutôt d’un tapis rouge, les changements institutionnels et politiques sont en cours, le projet  peut recevoir une proposition qui est dans le sens de la gestion par bassin de l’eau et des pollutions, la technique se met au service de la sociéte et de l’environnement.

C’est le départ d’une prise de conscience qu’en Amérique du Sud, les besoins urgents du secteur de l’eau sont plutot orientés vers une meilleure gouvernance de l’eau que sur des développements technologiques impayables et sans retombées environnementales claires.

Un appui des Nations Unies à Medellin

Quelques années plus tard, en 1994, la Commission Européenne et les Nations Unies (PNUE), ont sollicité ma participation pour inaugurer en Colombie, en leur nom,  la nouvelle station de traitement d’eau potable de Medellin, et le lancement de  l’Institut National de l’Eau,  premier pas concret vers une gestion intégrée de l’eau. L’accord que j’ai signé pour le compte de l’Union Européenne à Medellin avec le Président Gaviria, mettait en place les activités nécessaires pour une réforme du secteur de l’eau.

 La gestion avortée des eaux du bassin du Rio Magdalena,

Malheureusement, la situation politique du pays s’est compliquée avec l’intervention massive des FARCs, et lorsque les appels d´offre internationaux ont été lancés plusieurs années après, pour une étude complète de la gestion des eaux du bassin du Rio Magdalena, le consortium préparé avec Coyne et Bélier et DBEnvronnement a décidé de ne pas suivre, par suite d’une mise sur liste rouge par les Farcs des personnes ayant été préqualifiées et allant répondre. Les Farcs voyaient une intromission flagrante dans la réalisation d’une étude devant cartographier -notament avec des images satelitales- cette grande région au sud de Bogota. Coyne et Belier avait eu par la suite un collaborateur,  Alain ..., sequestré durant plus d’un an dans cette région et libéré très difficilement grâce à la perséverence de son directeur Amérique Latine François Esteulle, et aux instances du Ministère des Affaires Etrangères.

Durant les missions réalisées en Colombie pour BETURE dans l’année 1985 j’ai pu vivre de très près la catastrophe créée par  l’éruption du Nevado de Ruiz dans la Cordilière Centrale, et la disparition de la ville d Armero (XXXXXphoto figaro magazine), dans une coulée de boues de 40 km, au sein d’une mission d’appui de EAAB pour les problèmes sanitaires du secteur ravagé par les glissements de terrains. La même année le mouvement M19 prenait en otage les politiques réunis au Palais de Justice de Bogota. Sur la colline proche de la station d’eau potable, Pablo Escobar était en prison domiciliaire, peu avant sa fuite et disparition.

La situation particulière de la sécurité en Colombie à cette époque, a freiné les possibilités d’évolution institutionnelles. La situation actuelle s’est beaucoup améliorée  et dès   2001 DBEnvironnement a pu participer une coopération pour la formation en France, à la gestion de l’eau, dans les universités et grandes écoles d’ingénieurs françaises, de cadres supérieurs Colombiens. Cette coopération a été  lancée pour des et doctorats de post graduation  par la direction Amérique Latine du Ministère des Affaires Etrangères (Directrice, Beatrice Duchemin),  et la Conseillère de Coopération à  Bogota  (Michèle Goldstein).

Les accords de paix récents avec les Farcs devraient ouvrir les possibilités institutionnelles, ainsi que le réseau international d’organismes de bassin, RIOB, qui fonctionne depuis la Conférence de Rio92. 

VENEZUELA

Une collaboration de 15 ans avec Le Vénézuéla de 1990 à 2005 , pour la création de l’Agence de Bassin du lac de Valencia (Agencia de Cuenca del Lago de Valencia), les Comité et Agence de Bassin de Maturin `(Consejo de Cuenca  y Agencia de Maturin CORECAGUA), prévention des risques naturels dans les Etats Miranda, Yaracuy et Falcon.

Pays grand comme deux fois la France, le huitième du Brésil, il possède outre des ressources pétrolieres et en gaz gigantesques, des ressources en eau colossales avec le bassin hydrographique du second fleuve sud américain, L’Orénoque, pour une population faible, aujourd’hui de 30 millions d’habitants. Très peu exploités, ses espace naturels ont été préservés par un réseau de Parcs nationaux couvrant 25% de son territoire, c’est un pays à l’époque tourné vers l’environnement, le premier pays d’Amérique du Sud à avoir créé en 1972 (date de la première conférence mondiale des Nations Unies sur l’Environnement à Stockholm) un Ministère de l´Environnement, dont dépend la gestion des bassins et de l’eau, la Dirección General de Cuencas.

Un projet de formation diplomante sur la gestion de l’eau avec l’ENTPE

En 1991 une mission financée par la Direction des Affaires Economiques et Internationales du Ministère de l’‘Equipement (DAEI, Françoise Meteyer) appuyée par la direction Amérique Latine du Ministère des Affaires Etrangères, m’a permis de signer avec le Ministre de l´Environnement vénézuélien  sous l’égide de l’Ambassade de France à Caracas et de son attaché Culturel et Scientifique Jean François Aguinaga, une formation longue diplomante de postgrado sous forme d’un master en gestion de l’eau à l’ENTPE, pour un groupe de vénézuéliens dejà en charge des directions centrales ou régionales de l´eau au Vénézuela. Le fond culturel était favorable, le ministre Gabaldon ayant été élève de l´Ecole  Supéreure d’Hydraulique de Grenoble.  Le programme de formation est lancé en grande pompe en décembre, et Leopoldo Lopes Gil président de Fundayacucho (père de l’actuel opposant au gouvernement chavista actuellement en prison Leopoldo Lopes), fonds d’investissement orienté sur la formation des vénézuéliens, prend en charge  le financement du premier groupe en France sans contrepartie, et sans  délais : Beture setame est l’opérateur financier et technique, il est chargé de selectionner les candidats proposés, l’Alliance Française  formera au français les candidats en 6 mois au Vénézuela, l´ENTPE adaptera le master développé dans le programme avec Beture en Indonésie  aux conditions vénezuéliennes, Les élèves bénéficieront d’une bourse vénézuelienne pour leur logement en France durant un an et demi, Beture organisera les stages pratiques en France en s’appuyant sur ses partenaires institutionnels et clients (ministères, agences de bassin, villes, sociétés concessionnaires...). Le groupe vénézuélien s’ organise à Lyon sous le suivi de Michel Jarjat, avec des hauts et des bas, les standards vénézuéliens étant plutot de studios de 150m2, et les chambres louées dans les hlm du groupe dépassant difficilement  les 15m2. Néanmoins un accompagnement de la part des groupes indonésiens en cours de master  à l’ENTPE a permis de faciliter l‘intégration culturelle française, les indonésiens de façon générale se sentant isolés s’ils ne partagent pas une chambre entre 3 ou 4 personnes. Les indonésiens ont d´ailleurs amélioré leur bourse, en servant de baby seater et d’aides variées aux vénezuélien(ne)s, à l’époque relativement fortunés, ce qui n’est plus le cas de leurs semblables actuellement...

 Après l´étincelle du lancement extrèmement rapide,  financée par le Fundayacucho Vénézuélien,  de la première formation diplomante française dans le secteur de l’eau et de l’environnement en Amérique du Sud,  un projet de longue durée et permanent au Vénézuéla était en train de murir.

Agence de bassin du lago de Valencia

Appuyé par la vision et les antennes de Françoise Météyer, par le succès en cours de la formation à l’ENTPE  et le positivisme  de son directeur Mr Sené, et grâce à l’appui de Jean François Aguinaga, du Ministère des Affaires Etrangères, Philippe Combescot de la Délégation de l’Union Européenne à Caracas, l’idée de mettre en place, comme en Indonésie, et comme idéalisé dans le projet en cours au Brésil sur le bassin du Rio Doce, s’est concrétisé le programme de gestion intégrée de l’eau et la création des comités et agences de bassins vénézuéliens.

 Ce projet pilote après de nombreux mouvemens browniens, a finalement pu recevoir l’appui et le financement de l’Union Européenne, ce qui lui donnait une échelle et une vision plus large que les projets antérieurs bilatéraux. La quadrature du cercle, dérivé dans ce cas de la méthode couée, avait permis de réaliser la vraie synergie,  celle, sonnante et trébuchante, d’un programme cofinancé par le ministère des Affaires Etrangères, fidèle au poste, le Ministère de l’Équipement, et l’Union Européenne ( pour la petite histoire, les missions que j’ai réalisées en Colombie pour représenter l’Union Européenne  et les Nations Unies à Medellin  y a été de quelque intérêt).

Ces montages par synergie  financière ont aussi permis la viabilité de la participation de la France à la Conférence des Nations Unies de Rio de Janeiro, l’année suivante, en mai 1992 ; Caisse des Dépots et Consignation, Ministère des Affaires Etrangères, DAEI, Ministère de l’Environnement, Ministère de l’Economie et des Finances, ont cofinancé ce projet d’intéret national et international.

Le projet de coopération Agence de Bassin du lac de de Valencia s’est déroulé de 1991 à 1995 en plusieurs étapes, la première visant  les études nécessaires à la création de l’agence de bassin. Antonio Macipe représentant de Beture Setame et ensuite de DBEnvironnement au Vénézuela, Luc Ducournau ingenieur de l’INSA de Lyon, mis à disposition de façon permanente au projet Beture Setame à la Agencia de la Cuenca del  Lago de Valencia par le MAE (VSN), et ensuite Naoll Mary (VSN),  appuyés par les experts du département Eau et Environnement de Beture Setame, Philippe Crouzet (Expert senior, ex directeur des pollutions de l’Agence de bassin Loire Bretagne), Guillaume Le Gall, ingénieur mécanique des fluides, spécialiste des modèles de gestion des eaux par bassin, créateur du système NOPOLU), Jean Perre, (expert senior qualité des eaux de BS), Florence Poncet (expert environnement), ont été les missionnaires de Beture Setame qui ont permis de mettre en place les systèmes de gestion informatisés des diagnostiques de bassin, plan d’actions, et système de financement public –privé,  par redevances etc

Julio Gonzalez Aguirre, Directeur de l’Eau au Ministère de l’Environnement Vénézuelien,  codirecteur de projet, et son adjoint Rodolfo Roa, coordinateur de l’équipe d’ingénieurs et tecniciens vénézuéliens attachée au projet, ont été les protagonistes  de la première création et mise en route de l’agence de bassin du Lac de Valencia, dont le bassin endoréique (sans sortie de l’eau à la mer), l’un des plus étudiés du continent,  divise son territoire entre deux états,  Carabobo et Aragua. La situation économique des années 50, 60, et 70, liée à la vente du pétrole dont le Vénézuela était le 5e producteur mondial, avec 25% de l’essence à la pompe aux Etats Unis, situation qui perdure, donnait des réponses à la gestion de l’eau assez particulières : pour alimenter en eau les deux capitales d’états du bassin, Maracay et Valencia, la réponse avait été de faire un pompage dans un affluent de  l’Orénoque, hors du bassin fermé, avec les techniques de transport sous pression du type pétrolier, tubes en acier etc. Bref l’eau arrivait á plein débit à un cout très faible vu le prix du carburant et de l’electricité pour pour faire fonctionner les pompes,et les excédents financiers du pays en dolars. Le problème de consommation, vu les prix quasi nuls et l’absence de comptage, était que la moyenne atteignait plus de 500 litres par jours et par habitant , et que toute cette eau après consommation retournait dans le lac...polluée, d’abord, mais surtout créait une inondaton insidieuse car elle ne pouvait s’échapper du bassin et le niveau du lac montait, montait et les pompes pompaient, pompaient...les seules exportations étaient par évaporation du lac ou par infiltration, insuffisants. Dans le passé, quelques 27 projets, incluant des tunnels d’évacuation vers la mer à quelques 50 km, de pompage vers les cols les plus bas , de transfert vers le bassin del Orénoque, etc, avaient été proposés, avec insuccès étant donné leur coûts et la montée suffisamment lente des eaux, - quelques centimètres par an, et qui, aujourd’hui représentent plusieurs milliers d’hectares inondés autours du lac, certains urbanisés, n’effrayaient pas les electeurs à l’époque. Les conditions économiques actuelles rendent impossibles les projets technologiques coûteux . Des solutions autres ? oui : baisser la consommation de 500 litres par jour et habitant à 250 litres par jour, ce qui demande conscience et participation de la population et sont impopulaires, et  dépolluer les petites rivières qui se jettent dans le lac et s’en servir pour l’alimentation en eau avec le même retour au lac de l’eau tellurique naturelle sur le bassin, et baisser d’autant les importations. Et pourquoi pas utiliser l’eau du lac ? Impossible, le bassin est totalement fermé , sans sortie vers la mer, depuis les temps géologiques, et les sels minéraux lessivés par les pluies augmentent de concentration dans ses eaux de façon permanente, les sulfates dépassent les doses d’usage pour l’eau potable et même celles pour l’irrigation, c’est un lac salé.

L’ Agence de Bassin a été créée dans la première phase du projet. Son siège a été installé a Valencia. Elle a disposé d’outils de gestion, de planification, et a recueilli des redevances financières auprès des usagers et pouvoirs économiques locaux. Elle a subi les  vissicitudes de son financement avec les changements de gouvernements.

Dans une seconde phase le projet coordonné par Naoll Mary, de DBE, et financé par l’Union Européenne, en collaboration avec l’ONG vénézuelienne Tierra Viva, filiale de l’ONG anglaise Living Earth, a installé l’observatoire de l’eau, le plan directeur, et mis en place des formations dans toutes les écoles primaires des communes du bassin.  

Gestion de l’ eau et création du Comité de Bassin CORECAGUA des fleuves des Etats de Monagas et Antzoategui

Un appel d’offre internationnal financé par la Banque Mondiale en 1999 pour résoudre les problèmes de gestion de l’eau de la région de Maturin capitale de l’Orient Vénézuelien riche en pétrole, a été gagné par DBE en assocation avec Coyne et Bellier,  et a permis de mettre en place,  une organisation   pilote de gestion par bassins pour le pays,  qui vient d’approuver sa nouvelle constitution sous la Présidence de Hugo Chavez,  et de modifier  la loi sur l’eau en créant  des directions régionales  de l’eau au niveau de chaque état, et des Comites de Bassin entre états, qui seront les modèles du Gouvernement, sous controle de l’Etat avec la tutelle du  Ministère de l’Environnement Vénézuélien.

Le CORECAGUA premier Comité de bassin du pays sous la présidence de Chaves, est  mis en place dans le cadre de l’étude.

Plusieurs années ont permis de faire passer le message de la gestion de l’eau au Vénézuela et à l’etranger,  en  particulier à travers de Julio Gonzlez Directeur de l’Eau au Ministère de l’ Environnement Vénézuélien, qui divulga les résultats de la première agence vénézuélienne lors de la conférence de Rio de 1992 sur l’Environnemet et le Développement, (dont j’ai été chargé des évenements de divulgation française, qui sont présentés ci dessous en référence aux activités au Brésil), puis de son assistant Rodolfo Roa, qui après sa participation au sein de l’ Agence de Valencia, fut adjoint du président de la Sociéte des Eaux de l’Etat Monagas, de capitale Maturin, puis adjoint au directeur du  projet  de DBE-COB pour la mise en oeuvre des Comités de Bassin de la Région de Maturin, sur financement Banque Mondiale,  dans le gouvernement de Hugo Chaves de 1998 a 2001. J’avais, en tant que DG du projet, comme représentant du gouvernement, , Alejandro Hitcher, Président de Hidroven, qui avait de la tutelle  toutes les sociétés d’eau du pays.  Le chef de projet de cette étude fondamentale pour le Vénezuela, a été Eduardo Mestre, Mexicain ancien directeur régional de l’eau de Lerma Chapala au Mexique, qui sera président par la suite du RIOB, et qu´on retrouvera dans la relation des activités de DBE au Mexique. Alejandro Hitcher sera nommé vice ministre de l’Environnement , puis Ministre, et le travail réalisé a conduit à ce que Roberto Roa soit nommé directeur général des Bassins au Ministère de l’Environnement où il exercera plus de 12 ans.

Prévention des risques naturels dans les états Miranda, Yaracuy, et Falcon

Les dernières activités au Vénézuela ont éte un projet de prévention des risques naturels de tous ordres pour les trois régions cotières de l’Etat de Falcon , de Yaracuy et de Miranda (capitale Caracas), financé par l’Union Européenne, dont j’ai assuré la direction  d’un consortium anglais espagnol et italien. L’eau, la sécheresse et les inondations, les glissements de terrains, les tremblements de terre, etc. , en conséquence de la catastrophe des inondations dans l’Etat Vargas qui firent 35000 morts en 1999.

BRESIL

20 ans de développement avec le Brésil : la gestion du bassin du Rio Doce, la Conférence de Rio 92, le bassin du rio Paraiba do sul et Piracicaba, le Parc National du Corcovado

 Contexte général

Après un franc succès dans l’appui à la mise en place des premiers organismes de bassins en Indonésie, à travers de l’Agence de l’Eau Jasa Tirta Brantas, et à  la mise à jour de la loi sur l’eau du pays (PP88),  puis à  Jakarta avec une prise en compte par le gouvernement de l’organisation de l’aire de gestion de l’eau JABOTABEK (Jakarta, Bogor, TaXXXX et Bekasi) sur un  modèle semblable, avec la mise en place de l’agence Jasa Tirta Jabotabek, ainsi que sur l’aire de drainage de la retenue de Jatiluhur (trois milliards de mètres cubes stockés) avec Jasa Tirta Jatiluhur, accompagnée par une formation de haut niveau Master à l ENTPE spécialement mis en place  la coopération.

 Le fleuve Brantas, près de Kediri, en Indonésie

La stratégie de travail proposée au Brésil va suivre un chemin semblable, expliqué à Michel Rocard, ancien premier Ministre, lors d’un voyage qu’il réalisera en Indonésie. Premièrement sortir de la capitale, dans une étape de projet pilote, pour fuir les conflits d’íntérêts qui y sont exacerbés par les difficultés de solutions à court terme, et défendent des positions sectorielles  voient plutôt  les problèmes de l’eau comme un business avant d’en faire un objectif environnemental, social, économique, et de santé publique. En second lieu ne pas se contenter des missions classiques  de coopération en usage à cette époque, qui organisaient des missions d’experts, universitaires, d’entreprises ou autres, ne durant que quelques semaines, sur des terrains institutionnels nouveaux et complexes qui nécessitent une durée minimale pour être digérés. Enfin, mettre en place un projet pilote dans une région assez tranquile et dans une situation de problèmes modérés, pour que la politique ou les  lobby ne démontent pas les projets ou ne les entravent avant qu’ ils puissent avoir des résultats. Mettre en place un groupe français permanent réduit et des missions de spécialistes expérimentés sur tous les aspects, une contrepartie la plus nombreuse possible car c’est elle qui réalisera la diffusion des avancées des projets avec l’esprit que le pays attend, et enfin une formation diplomante du type de celle montée avec l’ENTPE en Indonésie et ensuite au Venezuela, après laquelle les candidats sont reclassés avec des diplomes attractifs à un bon niveau de décision dans leur pays. Ces deux groupes de participants, formés sur le projet pilote de gestion, pourront appuyer dans le futur les développements d’autres organisations. Au Vénézuéla, par exemple, l’ingénieur Rodolfo Roa qui était l’adjoint du chef du premier projet vénézuélien, est devenu expert chef de projet de DBE au Venezuela pour le second projet de mise en place des comités de bassin dans l’etat de Monagas, et a été nommé ensuite Directeur de l’Eau du pays, poste qu’ il a assuré durant 12 ans. Au Brésil, Rosa Formiga qui a participé au projet Rio Doce et Paraiba do Sul et a publíé à travers l’Ecole des Ponts, est aujourd’hui « Madame Eau » de Rio,  c’est  à dire la Secrétaire des Ressources en Eau de l’Etat de Rio de Janeiro. La participation dans l’équipe française de projet de Volontaires de Service National (aujourd’hui VIE), qui avait porté ses fruits en Indonésie et au Venezuela, a permis par exemple que Nicolas Bourlon, (mis à disposition du Projet Rio Doce BETURE SETAME au Brésil comme coordinateur  pour deux ans, ensuite comme expert du MAE, puis  expert  MAE et DBEnvironnement pour les projets du Paraiba du Sud), a pu documenter les travaux faits par Beture et DBEnvironnement  sur  les projets de gestion de l’eau en Amérique latine,  et a présenté dans une thèse d’Université, les réflexions de l’époque sur la politique de l’eau, les méthodes de travail, les outils mis en place comme l’Observatoire de bassin et son sytème de gestion (Nopolu de Beture puis Viva Agua de DBE), les modèles de planification et  de financement qui sous tendent les outils informatiques de gestion Nopolu de Beture  puis Viva Plan et Viva Fina de DBE. François Lindeman, Gerald Vincent,  luc Bouganim, suivront cette voie).

Le bassin du Rio Doce

 

 

 Au Brésil aucune référence n’a encore été acquise par le Groupe CDC ou la Coopération Française,  qui permettrait d’appuyer des projets similaires.

Une occasion aparait en 1988.  Le Ministère des Affaires Etrangères (Jean François Aguinaga) me propose une mission de montage de projet au Brésil pour répondre à une demande du secteur électrique sur la gestion des grands barrages.

Les références de l’Indonésie appuyent ma proposition de répondre au Brésil par une mission visant à  identifier si le pays est disposé et n’a pas plutot besoin de mettre en place une politique de gestion globale  de l’eau.

Accompagné du Directeur adjoint de l’Eau du Ministère de l’Environnement français, Dominique Truchot, nous présentons aux principaux acteurs fédéraux de l’eau à l’époque, Ministère des Mines et Energie et Département National de l’Eau et de l’Energie Electrique, au Secrétaire d´Etat à l‘Environnement Fédéral (qui aurait rang de ministre aujourd’hui), aux Etats, aux grandes communes, et aux grands industriels comme la Belgo Mineira, Vale do Rio Doce, agriculteurs, ongs ..., au cours d’un voyage dans  deux états riches du Brésil occidental qui se partagent le bassin du Rio Doce, l’Etat de Minas Gerais, et celui de Espirito Santo. Les Secrétaires à  l’Environnement de ces deux états sont immédiatement intéressés par une approche qui met les valeurs environnementales de l’eau en avant, les secteurs de l’eau potable voient d’un bon oeil une organisation qui aporterait des améliorations à la qualité des eaux des rivières où sont les pompages des stations, peu d’eau de nappe étant utilisée. L’assainissement des eaux usées est quasi inexistant, et un appui extérieur et des financements sont bienvenus pour résoudre une équation difficile. Les industriels des grandes compagnies comme la Vale do Rio Doce (géante mondiale de minerais, bois etc), nous recoivent avec enthousiasme, les réponses sont positives, et le niveau de connaissances environnementales des responsables  est  européen, ouvert à la prospective. Les représentants des petites industries n’ont rien contre, si on ne leur demande rien de plus à payer, mais si payer leur donne une garantie de service d’eau meilleur et d’assistance dans la résolution de leurs problèmes de pollution, ils sont partants, aucune option dans ce sens n’étant disponible à l’époque. Les environnementalistes locaux, qui commencent à émerger, sont bien sur très favorables, comme Paulo Maciel qui travaille auprès de la Ville de  Belo Horizonte et qui sera par la suite notre correspondant local brésilien pour le projet, mon rôle de directeur français du projet me mettant en codirection avec le Directeur Général de l’Eau du DNAEE pour la partie Brésilienne (successivement Goki Suzuki, Fabio Ramos, et pour la fin du  projet Rio Doce, les évènements de la Conférence de Rio92 et le projet du Bassin Paraiba do Sul,  Vinicius Benevides).

 

 

 

 

 

 

 

 

L’eau dans le Brésil de 1988, dépend du Ministère des Mines et de l’Energie, elle est gérée comme une ressource minière. Son usage le plus caractéristique est l’hydroelectricité, plus de 92 % de l’énergie du Brésil est hydroélectrique. La croissance du pays est de l’ordre d’un Chili par an, se plaira à dire le Directeur Fédéral de l’eau , Vinicius Benevides dans une conférence, pour donner l’échelle, ainsi les besoins croissent énormément. Une centrale nucléaire entre Rio et São Paulo a connu des déboires, il n y a pas de projet de deuxième, il y a des centrales thermiques en appui au réseau électrique, mais les coûts sont élevés, le Brésil n’ayant pas de ressources pétrolières consistantes à cette époque, et les coûts en dollars avec une monnaie faible et instable le Cruzeiro, ne favorisant pas le développement de ce type de production. La technologie des barages et du réseau électrique complètement interconnecté depuis l’Amazonie jusqu’au sud tempéré, et les ingénieurs brésiliens du secteur életrique ,sont d´un  grand niveau de qualification. Tout ceci explique qu´un groupe compétent et formé gère seul et d’une façon qui a donné des résultats indéniables tous les aspects energétiques, mais peu de place a été laissée dans les priorités aux autres usages quantitatifs ou aux aspects environnementaux qualitatifs. Il faut reconnaitre que les ressources des grands fleuves brésiliens sont énormes notament en amazonie, que le sud est géré comme les pays européens, le nordeste faisant aparaitre les problèmes de sécheresse et de besoins en eau élevés pour développer les ressources agricoles sur des surfaces immenses. La surface du Brésil est de 16 fois celle de la France, atteignant 8 millions de kilometres carrés, la diversité des problèmes ne peut être résolue de façon simpliste. Deja, la complexité du développement des secteurs urbains mettent en évidence tous les problèmes liés à la pollution domestique et industrielle. Cubatão que je visite lors de ma première mission, est une ville industrielle proche de São Paulo qui porte le nom d’Enfer Industriel tant la pollution de l’air et de l’eau y sont intenses.

Les directions du Ministère des Mines et de l’Energie sont attirés par les grandes lignes de la gestion intégrée française, comme mettre autour de la table les usagers et les pollueurs,  avec les Comités de Bassin, planifier les actions sur les systèmes complexes que sont les cycles de l’eau dans un bassin hydrographique,  connaitre mieux les ressources et leurs usages, avec les conséquences locales en qualité et quantité sur les rivières et les eaux souterraines. L’aspect usager- payeur et pollueur- payeur est difficile à comprendre, les options « un problème une solution » restant dans la culture apportée par un enseignement supérieur venant plutôt d’Amérique du Nord. Ne sont pas réellement valorisées les implications sociales, de santé publique, et de mauvaises qualités environnementales ainsi que la déficience dans  l’alimentation en eau potable (60% seulement de la population est connectée à une source à cette époque) et surtout l’absence quasi totale de traitement des eaux usées domestiques ( et industrielles pour les petites industries).

La mission que j’ai réalisée en mai 1988 avec Dominique Truchot (directeur adjoint de l’eau au Miinistère de l’Environnement) a conclus à la mise en oeuvre au Brésil, d’un projet pilote d’organisation de la gestion de l’eau appuyé sur les principes de la loi sur l’eau française, la gestion par bassins hydrographiques, la création d’organismes appelés comités de bassins réunissant tous les usagers et acteurs du secteur de l’eau, et la création d‘agences de bassins  parapubliques percevant des redevances sur les ressources et les pollutions, et finançant les projets prioritaires dans le cadre d’un plan programme de bassin. Un appui à la réforme du Code de l’Eau du Brésil, qui datait de 1929, s’est avéré nécessaire à une application de ces propositions à l’ensemble des bassins brésiliens.

Le bassin du Rio Doce, fleuve de  l’échelle de la Loire avec 80000 km2, s’étendant sur deux Etats riches , le Minas Gerais et  Espirito Santo,  est le pilote retenu pour ce grand projet. Trois ans sont nécessaires à sa réalisation qui comprend, la mise en place d’un observatoire de bassin ( ressours en eau, usagers et pollueurs), un diagnostique des problèmes à résoudre, un plan stratégique et un programme d’action, la mise en place des institutions de gestion comme le premier Comite de Bassin, une Agence technique de l’Eau, les systèmes informatisés d’appui à  l’Agence, comprenant systèmes d‘informations géographiques et  banques de données pour gérer l’Observatoire de bassin, les Programmes d’actions et le Système Financier des redevances et aides aux usagers (outils de nom NOPOLU  puis, en seconde phase, VIVA AGUA, VIVA PLAN ET VIVA FINA)  .

 

Les financements du projet sont assurés du côté français par le Ministère des Affaires Etrangères et la DAEI du Ministère de l’Equipement, les deux instances qui ont particulerement participé avec le Ministere des Finances aux développements institutionnels mis en place par BETURE SETAME en Indonésie les quatre années antérieures. Les Agences de Bassin françaises, et particulièrement Seine Normandie, Adour-Garonne, Loire-Bretagne,  Artois-Picardie  sont étroitement associées à des missions en France ou au Brésil ainsi que Les Ministres de l’Environnement, des Finances, de l’Industrie, et les grands opérateurs de l’Eau Lyonnaise des Eaux et Générale des Eaux et leurs filiales. Les financements Brésiliens proviennent de la Direction Nationale de l’Eau et de l’Energie Elecrique du Ministère de l‘Energie –DNAEE. Le projet est basé à la Direction du Centre de Recherche des Ressources Minerales de Belo Horizonte, CPRM, et est cofinancé par le Brésil à travers la constitution d’une équipe locale de la CPRM qui sera complétée par des consultants au fur et à mesure des besoins, et des moyens de terrain et divulgation. La coordination locale est assurée par Nicolas Bourlon, pour Beture Setame, et  par le représentant régional de la CPRM le Dr. Geraldo ; Mes codirecteurs féderaux au DNAEE furent le Dr Goki Susuki, puis le Dr Fabio Ramos les deux premières années à Belo Horizonte.  Le projet sera transféré à la CPRM de Rio de Janeiro, aprés le changement de Gouvernement Color, et mon codirecteur brésilien sera Vinicius Benevides, nouveau Directeur de l’eau au DNAEE, qui va accompagner la réforme de l’organisation du secteur de l’eau brésilienne et être le pilier des programmes de coopération réalisés par le Beture Setame et DBE pendant de nombreuses années, jusqu’en 1998.

Le projet pilote Rio Doce atteint ses objectifs dans les trois ans de sa réalisation de 1989 à 1991. Observatoire en place, problèmes identifiés, solutions integrées dans un plan programme de 1,7 milliards de dollars, un système de financement simulé, les outils de gestion en place , le premier Comite de Bassin brésilien est créé, sur la base du comité d études intégrees préexistant, il sera légalisé après la loi sur l’eau qui sortira en 1997, l’agence technique de bassin attendra aussi la réforme légale pour pouvoir exister dans le nouveau mode de gestion, de nombreuses présentations au sein du Brésil sont réalisées avec près de 500 publications dans la presse si l’on compte le projet du Paraiba do Sul , les termes « Comite de Bacia » et « Agencia de Bacia »  sont  diffusés dans d’autres pays d’Amérique Latine, le Ministère des Affaires Etrangères confiant à Beture, à travers de la Coopération Régionale Amérique Latine, la thématique  environnementale et la gestion de l’eau, ce qui   permet que je fasse de nombreuses présentations dans les pays proches comme le Chili, l’Argentine, le Pérou, l’Equateur, le Vénézuela, le Mexique. Au Brésil la vision de l’eau passe en quelques années de celle d’une ressource minière, à celle d’un milieu de vie directement lié aux aspects socioeconomiques et environnementaux.

Pour le futur proche, le Rio Doce devient un modèle de travail sur l’organisation des observatoires de bassin, plan d’action  et programmes de réalisation, système de redevances, participation des usagers, organisation des Comites et Agence de Bassin. Un groupe de députés  va appuyer le projet de Loi Fédérale sur l’Eau promulguée plusieurs années plus tard en 1997, sur proposition  du  Ministère des Mines et Energie, DNAEE, et du Ministère de l’Environnement brésilien  (Le Secrétariat à l’Environnement avait appuyé le projet Rio Doce à sa création en 1989). Le rapporteur de la loi, le député Aroldo Cedraz va suivre avec beaucoup d’attention les développements futurs, notament ceux du projet de gestion du Bassin du Rio Paraiba do Sul, et celui du Rio Piracicaba, qui vont être réalisés après la Conférence des Nations Unies sur l’Environnement et  le Développement qui aura lieu en 1992 à Rio de Janeiro -Rio92 (dix ans apres la première Conférence Mondiale sur l’Environnement de Stockholm de 1972 qui lancera les premiers ministères de l’environnement dans le monde, notament celui du Vénézuela qui a été le premier créé en Amérique du Sud).

Dominique Berthon et Nicolas Bourlon, mission de terrain Rio Doce 1990

 Réception par Le Directeur de l’Agence de bassin Loire Bretagne, Jean Claude Vinçonneau

de la mission Brésilienne Rio Doce . 

Avec, Ricardo Pinheiro (Secrétaire d’Etat à l’Eau et Energie du Brésil) Vinicius Benevides (Directeur de l’Eau du Brésil DNAEE codirecteur projet Rio Doce), Dominique Berthon codirecteur projet Rio Doce, Paulo Maciel (coordinateur du Projet à Belo Horizonte), Rosa Formiga (universitaire en stage à Beture), François Casal directeur adjoint de l’Eau au Ministère de l’Environnement français, représentants de l’Agence et du Comité de bassin Loire Bretagne.

La Conférence des Nations Unies pour l’Environnement et le Développement, CNUED 1992 ou RIO92

L’annonce de la réalisation de la CNUED ou Rio92 en juin 1992, offrait une opportunité pour la diffusion mondiale des possibilites d’apporter aux pays intéressés une bonne pratique et organisation du secteur de l’eau inspirée du modèle français et de ses premières aplications en Indonésie, au Brésil, au Vénézuela, (projet Beture en cours  depuis 1991,  au Chili ( projet Beture en cours à l’époque qui sera décrit dans la suite du document) au Mexique (qui viendra plus tard, avec l’Equateur, la Bolivie,et  le Pérou). 

Les acteurs français contactés et ayant donné une réponse financière positive  aux propositions d’organisation d’une manifestation de divulgation sur le thème de la gestion de l’eau faites par BETURE SETAME ont été :

Le Premier Ministre Michel Rocard, que j’ai eu la chance de rencontrer sur les projets indonésiens et qui a signé les aides du Ministère de l’Environnement in extremis avant sa sortie du Gouvernement Miterrand le premier avril 1992, et visita les évènements de Rio92 (voir plaquette de la rio92 en annexe).

La Caisse des Dépots et Consignations dont plusieurs directeurs ont fortement appuyés les financements complémentaires nécessaires, malgré un contexte tendu de réorganisation de BETURE SETAME. Il faut ici les remercier de leur clairvoyance, ainsi que le Président de le Commission de surveillance de la CDC Christian Pierret, qui visita les évènements organisés par Beture Setame à  la Rio92  .

Les ministères qui avaient déja lancé les  projets en Indonesie, au Vénézuela, et au Brésil et en voyaient les premieres retombées à savoir :

 le Ministère des Affaires Etrangères, tant au niveau parisien sous l’impulsion de la Direction Amérique Latine Jean François Aguinaga, Béatrice Duchemain,  qu’à travers l’Ambassade de France à Brasilia et son Ambassadeur, Jean Bernard Ouvrieux, et Michèle Goldstein Le consulat de Rio et l’attaché de coopération Yacinthe de Montera,

 le Ministère de l’Equipement à travers la DAEI, Françoise Meteyer. Ce ministère avait connaissance des retombées des formations à l’Ecole Nationale des Travaux Publics de l’Etat, ENTPE, des 12 groupes Indonésiens de postagrados en gestion de l’eau,  et du groupe Vénézuéliens en cours, qui représentaient plus de 180 directeurs régionaux des services des Eaux de ces pays .

Le Ministère des Finances, qui, à travers la Direction du Trésor aportait une contribution exceptionnelle en ouvrant un Protocole de Don spécifique avec le Brésil pour réaliser les expositions de divulgation. Georges Cahuzac à l’Ambassade de France à Brasilia   montera ce dossier difficile et le Directeur du Trésor, Jean Claude Trichet, après la Conférence, assurera les engagements du Ministère vis à vis de Beture Setame.

Le Ministère de l’Environnement, d’abord avec le Ministre Brice Lalonde, connu au cours des études que mon département réalisa sur le dossier Amoco Cadiz et Sandoz (conduite par Florence Poncet, actuellement chargée des catastrophes pétrolières au niveau national français), et le Délégué à la Qualité de la Vie (DQV), Dominique Bidou, environnementaliste de la première heure avec qui j’avais travaillé sur les études d’impact en France ; la Ministre de l’Environnement Ségolène Royal, en représentation de François Miterrand , dont j’ai accompagné la visite des évenements franco brésiliens lors de la Rio 92, et relaya Brice Lalonde, la Direction Internationale de ce ministère qui appuya sur place le bon déroulement et la divulgation des plaquettes et matériel promotionnel .

 

 

 

Michel Barnier, en tant que Ministre de l’Environnement, visita le Brésil et pris connaisssance des projets Rio Doce et Paraiba du Sud plus tard, en 1995, et aida à mettre en place la proposition de Beture Setame de créer un réseau international d’organismes de bassin, le RIOB , solicité par les etats qui avaient  une coopération avec la France avant la RIO92.

Le Ministère  des Sciences et Techniques, qui mit à disposition du projet  la Grande Exposition sur l’EAU réalisée par le Musée des Sciences et des technologies de la Vilette à Paris en 1991, et le Ministre de la Recherche Hubert Curien, que j’ai accompagné à Rio et Sao Paulo pour l’exposition des technologies de l’eau à laquelle la France participait au niveau institutionnel

Le Brésil a lui aussi donné une réponse positive à un appui privilegié à la France pour organiser une manifestation parallèle aux discussions politiques à Rio de Janeiro, et en a appuyé la réalisation à travers du Ministère des Relations Extérieures, du Ministère des Mines et Energie et particulièrement du DNAEE dont le directeur Vinicius Benevides a repris le flambeau du Rio Doce et appuyé la mise en place d’une gestion de l’eau sur le bassin le plus riche du Pays celui du Paraiba do Sul.

Des réunions avec le Ministre du récemment créé Ministère de l’Environnement, le Professeur Lutzenberger, figure du mouvement écologique du Brésil et nommé par le jeune président de la république récemment élu, Fernando Color, permettent que la France et le Brésil centrent leurs activités lors de la Rio 92 sur le thème de la gestion de l’eau, le thème préféré des écologistes au Brésil restant la protection de la biodiversité.

 

 

Les objectifs de la participation française à la Rio92 sont multiples :

 Expliquer la gestion intégrée de l’eau de façon simple mais sans oublier les observatoires de l’environnement , la participation de tous les intéressés au sein de Comités de Bassin, les Agences de Bassin chargées des diagnostiques de la situation et des questions à résoudre, les options de solutions discutées avec les Comités de Bassin, les accords sur des programmes d’actions, l’applications de moyens financiers transparents et efficaces aux bons endroits et aux bons partenaires, pour donner les meilleurs résultats quantitatifs et qualitatifs, fixer les limites de ce qu’on peut faire ou ne pas faire, considérer l’eau comme une ressource environnementale....

Une grande exposition a été montée  á l’interieur de la Maison de la France et du Brésil au Centre de Rio, utilisant une maquette géante du bassin du Paraiba do Sul, fabriquée dans les ateliers des créateurs de défilés du carnaval de Rio, accompagnée des laboratoires de mesures de qualité d’eau travaillant en direct avec le public, qui apportait ses échantillons, le tout au sein de la présentation de la Grande Exposition sur l’Eau qui avait éte réalisée à la Vilette à Paris, l’année antérieure,  et transportée depuis la France et adaptée aux questions de la gestion de l’eau, enfin, une exposition didactique de photos diagrammes résumant la gestion intégrée de l’eau . 

L’un des objectifs était de réunir les appuis politiques afin de lancer le projet d’Agence de bassin et de Comité de Bassin du Rio Paraiba do Sul. Ce qui a éte atteint et a permis de démarrer un programme ambitieux sur ce bassin , qui représente la plus grande concentration d’activités du Brésil, (assis sur les Etats de Rio de Janeiro, São Paulo et Minas Gerais), programme de coopération  qui s’est étendu en plusieurs étapes jusqu’en 1998, une année après la promulgation de la nouvelle  loi sur l’Eau et la réorganisation institutionnelle du secteur de l’Eau du Brésil, avec la création de l’ Agence Nationale de l’Energie Electrique (ANEEL), l’ Agence Nationale de  l’ Eau, (ANA),  la légalisation des Comites et Agences de bassins. Aujourd’hui 90 Comités de bassins ont été créés,  mais seulement trois Agences de différents types existent légalement, sur le Rio Doce, le Rio Paraiba do Sul,  et les bassins unis de Piracicaba, Capivari, et Jundiai, PCJ.

Ings Roejito, Indonesia ; Julio Gonzalez, Vénézuéla; Gustavo Manriquez Lobo, Chili

 

Divulguer les résultats des programmes de coopération  Lors de l’exposition sur les technologies de l’eau réalisée dans la ville de Sao Paulo, inaugurée par le Gouverneur de Sao paulo Mr Fleury, permettant de faire connaitre les résultats de la coopération France Brésil pour le bassin du Rio Doce et sensibiliser les acteurs paulistes sur les objectifs du futur programme du Paraiba do Sul qui contient les principales industries de l’Etat de Sao Paulo.

Un autre objectif était de réunir dans un réseau associatif, les pays qui avaient une première expérience de gestion intégrée de l’eau et qui souhaitaient développer les organismes de bassins comme les comités et les agences. Avaient éte invités à une table ronde présidée par Beture Setame tous les représentants des expériences passées ou en cours avec Beture Setame, à savoir le Brésil, l‘Indonésie, le Vénézuela, le Mexique le Chili et des pays africains qui étaient preneurs d’avancer dans cette voie comme le Gabon et la Côte d’Ivoire. Sur proposition des Secrétaires des Etats de Minas Gerais et Espiritu Santo, bénéficiaires de la coopération récente, les partenaires de la table ronde décident à l’unanimité de créer ce réseau sous responsabilité française, qui s’appellera Réseau International des Organismes de Bassin (RIOB), dont la première présidence interimaire est proposée par les participants internationaux à Beture Setame pour son montage. Les participants intéressés se réuniront à Aix les Bains sous la houlette du Ministre de l’Environnement qui succèdera à Ségolène Royal, Pour des raisons de praticité et de nature d’activités, la formalisation du RIOB et son secrétariat seront confiés à l’Office International de l’Eau, OIEAU, qui vient d´être créé quelques mois auparavant la Rio92, (fusionnant les activités de l’ancien CEFIGRE et de la Fondation de l’Eau de Limoges, spécialisée dans la formation dans le secteur de l’Eau). Sous la direction de Jean François Donzier, ce réseau a crû énormément, réuni de très  nombreux pays, et divulgué les bonnes pratiques de gouvernance de l’eau sur tous les continents. L’OIEAU suscite et favorise à travers ses programmes de recherche, de formation et d’information, la création de nouveaux organismes de bassins, en complément aux programme de coopération internationales, avec l’appui des Agences de Bassin françaises . Un sous réseau spécialement focalisé sur les pays d’Amérique Latine le RELOC a éte proposé, qui sera  géré dans un premier temps par le Mexique  (Eduardo Mestre) qui participe activement aux travaux du RIOB

 

 

 

 

Table ronde sur la proposition d’un réseau international d’organismes de bassins.

Ricardo Pinheiro, Directteur de l’Eau et Energie, Bernard Ouvrier Ambassadeur de France au Brésil,

Otavio Eliseo Secrétaire à l’Environnement du Minas Gerais

Pour la divulgation à la presse une copie de l’exposition didactique de Rio etait presentée à la Presse Verte à Belo Horizonte.

 La divulgation scientifique  a été faite dans les Universités de Rio, et le Ministre de la Recherche et de la Technologie  française Hubert Curien a pu survoler le bassin du Paraiba afin de prendre conscience de l’ampleur des activites agricoles urbaines et industrielles, qui représentent près de 50% du PIB du Brésil à l’epoque.

L’exposition VIVA A AGUA  à la Maison de la France et du Brésil, à Rio de Janeiro, a reçu plus de 50000 visiteurs dont des personalités françaises dont les plus marquantes sont les suivantes 

 

 

 

 

 Projet de gestion intégrée du bassin du Paraiba do Sul

Après la Conférence de Rio, en 1992, la mise en place du projet Paraiba do Sul a été grandement facilité tant du côté de l’appui français que du cõté Brésilien. De fait, il fallait pouvoir faire travailler ensemble le Gouvernement Fédéral, qui, à travers le DNAEE, préparait la réforme du secteur de l’eau, et les trois grands états de São Paulo, Minas Gerais et Rio de Janeiro, qui se partageaient le bassin complexe.

La vision environnementale de l’eau avait été bien assimilée à travers une bonne diffusion dans les médias classiques comme le journal Globo et sa télévision , et la naissance du Ministère de l’Environnement, encore peu actif dans ce secteur car plus orienté vers la biodiversité, commençait à avoir des supporters qui pensaient que l’eau devrait être sous sa tutelle, plutôt que sous celle des Mines et Energie.

Les trois Etats du bassins sont les puissances économiques les plus avancées du Brésil, tant pour les aspects industriels, agricoles ou touristiques, et fiers de l‘être, ce qui créait quelques tensions connues dans la tradition brésilienne et difficile à décoder....Le bassin du Paraiba renferme la moitié du PIB du Brésil.

Tout ce contexte, de compétition Energie-Eau et Environnement, et comportements régionaux différenciés qui pouvaient influer sur un partage équitable de l’eau, laissaient supposer quelques difficultés dans le déroulement du projet.

En réalité, tous les acteurs d’importance réelle ont coopéré, aux niveaux des états ou des grands usagers ;  cela a été plus difficile au niveau fédéral.

 

Bassin du Rio Paraiba do Sul

Le progra mme du bassin du Paraiba do Sul, indépendament de sa complexité institutionnelle, a suivi les mêmes pas que ceux du Bassin du Rio Doce, à savoir, connaitre le bassin et implanter un observatoire de l’eau sous tous ses aspects, (hydrologiques, hydrauliques, gestion de barrages, qualité des eaux, usagers de l’eau, usages et pollutions, aspects environnementaux..)., travailler avec les usagers, ongs et responsables administratifs et politiques pour définir un plan de gestion suivant une vision politique concertée et d’amélioration des conditions environnementales, ce plan étant décomposé en programmes d’actions, dont le coût estimé, (dans ce cas il s’élevait à 3 milliards de dolars), devait être financé par l’ensemble des acteurs, Nation, Etat, usagers,  ..chacun à son niveau, incluant la mise en place d’un système de redevances sur les usages de l’eau (usagers-payeurs) et sur les pollutions (pollueurs-payeurs).

Pour faciliter la participation, l’ancien Comité d’Etudes du Rio Paraiba do Sul est devenu le Comité de Bassin du Paraiba do Sul, première version sans grande légalité faute de loi. Le projet lui même a éte  dénommé Agence Technique du Bassin du Paraiba do Sul, qui a été dotée d’ outils de gestion informatisés pour son observatoire (système d’information géographique Map Info sur bases de données Access, VIVA AGUA,) , plans et programmes d’actions gérés par VIVA PLAN), financements et systèmes de redevances gérés par VIVA FINA, les trois interconnectés avec les bassins sous bassins et micro-bassins, le système de rivières,  les ressources, les usagers et les usages, les pollutions et la qualité de l’eau,  les travaux etc....Luc Bouganim informaticien et Axel Julié, de DBE ont éte chargés de ces aspectss complexes mais nécessaires à une base solide pour prendre les décisions d’investissements ayants les meilleurs effets sur la qualité des rivières.

Le projet a eu la tutelle de la Direction Fédérale de l’Eau du Brésil, DNAEE, organisme responsable, par la loi, de sa gestion,  au sein du Ministère des Mines et de l’Energie.

Mon alter ego Brésilien, codirecteur de Projet, était l’Ing. Vinicius Benevides. L’équipe française a été formée par Nicolas Bourlon, coordonateur  financé par le Ministère des Affaires Etrangères et la DAEI, Axel Julié, Luc Bouganim, Bettina Essoe, Phillipe Blanchard et de nombreux experts et stagiaires de maitrises ou doctorats de courte mission...., et L’équipe brésilienne  réunissant une trentaine de personnes, étant financée par le DNAEE au sein de la CPRM de Rio De Janeiro, qui hébergeait le projet dans ses bureaux, et a donné un appui au projet en personnel qualifié, véhicules de terrains, accès aux données hydrologiques, .... .

Le projet de loi sur l’Eau a été discuté  tout au long de quatre années, sous l’égide de son rapporteur Aroldo Cedras, en prenant en compte les  projets pilotes Rio Doce, Rio Paraiba do Sul et l’expérience de son Comité de Bassin Ceivap, et  du  projet intercommunal Piracicaba-Capivari-Jundíae PCJ, piloté par un groupement de communes avec lesquelles le projet avait de bonnes relations tant au Brésil qu ‘en France.

La Loi sur l’Eau est promulguée en 1997, fortement inspirée par des principes français, définissant l’eau comme un bien environnemental, créant la figure pour l’ensemble du pays des Comités de Bassins, des Agences de Bassins.

Peu après, le DNAEE va être absorbé par la nouvelle agence fédérale ANEEL, chargée del l’’Energie Electrique, dont l’ hydroelectricité représente 90 % de  la production  nationale, avec un réseau inteconnecté très performant.

Le projet va dépendre de l’ANEEL qui change son codirecteur. L’ANA, Agence Nationale de l’Eau, dépendant entre autres du nouveau Ministère de l’Environnement est enfin créée, le projet ferme ses portes en 1998. Ses acquis et bibliothèques d’archives sont transérés à la CPRM, les rapports de projets et softwares à l’ANA. Une ère nouvelle s’ ouvre pour le secteur de l’eau au Brésil, et plus de 90 Comités de Bassins sont créés jusqu’à ce jour sur l’ensemble du pays, suivant les normes de la nouvelle loi. Les agence de bassins ont du mal à être mises en place, trois seulement sont en cours d’évolution, pour les fleuves Doce, Paraiba et PCJ.

Plan directeur de gestion du Parc Nacional de Tijuca à Rio de Janeiro

Autre paysage, autres acteurs, en 2006 DBEnvironnement gagne un concours financé par la Banque Interaméricaine de Développement, BID, pour étudier le plan Directeur de gestion et aménagement du Parc National de Tijuca à Rio de Janeiro.

 Ce parc est l’icone  verte qui intervient dans toutes les publicités touristiques de la ville de Rio de Janeiro, qui mêle le bleu de la mer et le vert du Parc. Le projet est financé par la Banque Interaméricaine de Développement,BID, dont l’ un des directeurs était Georges Cahuzac ;

C´est un morceau de  forêt tropicale atlantique (mata atlântica) qui  borde la mer, espace de petite montagnes de quelques 4000 hectares culminant au Pic de Tijuca à 1200m d’altitude d’oú s’écoulent les eaux cristalines en sauts de  belles cascades, poumon vert situé aujourdhui  en plein centre de la conurbation de Rio de Janeiro. Sur la côte maritime il fait face aux plages de Flamengo, Botafogo où depuis la statue du Christ Rédempteur, le Corcovado,  il domine la baie de botafogo où trône le Pain de Sucre révélé en Europe par le film et la musique de Orfeu Negro, puis de Copacabana et Ipanema, jusqu’à Barra da Tijuca où il s’enfonce vers l’ intérieur des terres, et regarde de ses hauteurs  le centre ville et les  espaces populaires urbanisés de la baie de Guanabarra et le port de Rio.

 

 

 

 

Ces beautés botaniques du paysage, où se rencontrent les aras, petits singes micoléons, et agoutis, ne sont pas, en réalité, naturelles :  avant les années 1810 l’essor de la culture de la canne à sucre, du café et du chauffage industriel avait degradé la forêt à tel point que les ruisseaux s’étaient assechés et les sols sont devenus arrides. Un demi siècle de reboisement par les visionnaires de l’époque  a exceptionnellement permis de remettre les écosystèmes en route, et de réactiver les ruisseaux, comme le ruisseau du Macaco qu’ on peut voir traverser le Jardin Botanique.

 L’urbanisme de Rio s’est développé sur le bord de mer et en bordure des plages sur une bande étroite au pied de ces petites montagnes merveilleuses. Les favelas ont suivi le mouvement, mais en colonisant les bas de pentes du massif de Tijuca , puis après saturation, se sont implantées dans les terrains humides de la bordure de la baie de Guanabarra.

Avec les accidents climatiques chaotiques actuels, passant de la sécheresse aux trombes d’eau, une grande vigilance est nécessaire pour  stabiliser les sols et réguler les ruisseaux et  le déboisement. Les terrassements incontrolés sont impensables, pour bloquer les risques d’érosion de tous ces versants qui culminent les quartiers  urbanisés. 42 favélas s’élancent à la conquête de la montagne et  menacent par érosion les réseaux de drainage et les espaces en aval, les incendies se multiplient malgré les services actifs des pompiers, en résumé,la forêt et les espaces verts sont une nécessité absolue pour le futur de la ville.

Le Parc Nacional de Tijuca est non seulement un écosystème de grand intéret, mais aussi un protecteur de la ville qui l’entoure. C’est aussi un espace mal délimité, dans lequel les hauts des favelles ont tendance à s’épandre faute de visibilité légale. Dans la situation de violence qui existe dans de nombreuses villes d’amérique du sud, et qui n épargne pas Rio, le parc est aussi parfois le maquis ou le réseau de chemins de traverses passant d’une favelle à l’autre. Cet espace de biodiversité à l’urbanisme périphérique complexe, et aux usages touristiques ou interdits variés, se devait d’être revisité pour prendre des mesures pour le protéger et le valoriser dans le contexte global de la ville.

Le Parc National de Tijuca, outre ses grandes valeurs de biodiversité tant animale que végétale, détient des trésors historiques de l’implantation européenne du 19e siecle, avec des ponts, fontaines, maisons, étangs, chemins, ...et est un lieu de promenade, randonnée, montagnisme, saut en parapente et aile delta, escalade, observations botaniques et ornithlogiques, pick nique, bénéficiant de quelques restaurants perdus dans la nature, et de chemins balisés.

Les habitants de Rio de Janeiro, en général,  sont plus attirés par la plage que par la montagne, mais un bon milion de visites du parc sont faites chaque année dans mes souvenirs à l’intérieur du Parc. La visite la plus fameuse est celle du Christ rédempteur qu’on peut atteindre par des sentiers balisés, par un petit train à crémaiilere, ou par une petite route qui tortillone, d’accès limité. Les visites peuvent dépasser 10000 personnes par jour.

 

Parc National de Tijuda à Rio de Janeiro

Au plan environnemental, le projet a fait le point sur toutes les ressources naturelles en eau, ou touristiques et fait des propositions sur  leur gestion ; au  plan urbanistique notre étude a proposé de réaliser un ‘anneau vert’, long d’une quarantaine de kilomètres, faisant le tour du Parc dans les  hauteurs suivant ou créant les limites du Parc, réunissant un système conjoint de chemins pietons, activités sportives, allées cavalières, pistes cyclables, et un site propre pour un mini metro de montagne électrique, avec des vues magnifiques sur la ville. Cet « anneau vert » allégera, étape par étape, le transport de bus et  des quartiers urbains congestionnés au pied du Parc comme celui du Jardim Botanico ou Botafogo,  mettant en communication, à une altitude proche de 150m, l’ensemble des hauts des favélas, tout en marquant leurs limites d’extension, et permettant une délimitation claire du Parc National Inconstructible ; enfin, permettant que l’urbanisme traditionnel implante des équipements sportifs ou socio éducatifs à proximité des favelas dans les espaces résiduels sous la ligne d’implantation de cet « anneau vert ». Etape par étape, les favelas pourront être connectées entre elles par l’« anneau », ainsi qu’au réseau du métro classique situé au pied de la montagne dans les quartiers de Botafogo,  Copacabana ou Ipanema par exemple. Des petits téléfériques ou trains à crémaillère pourront être installés par étape pour desservir les favelas jusqu’a leur sommet. Quand toutes les connexions auront été faites, d’ici une trentaine d’années, la ville de Rio disposera d’un système intégré de transport exceptionnel alliant accès pédestre, cycliste,  transport en commun et système traditionnel pour les déplacements domicile-travail, tourisme, et loisir, reliant les plages à la montagne dans un environnement sans bruit ni pollution, mettant la ville au contact de la nature montagnarde et la forêt tropicale , et offrant les paysages de la mer qui font le charme de Rio, visibles de toutes part à partir de la montagne,.

 Jean Louis Borloo pris connaissance des resultats des projets de ces années 90 de coopération française pour la gestion de l’eau lors de son premier voyage international  comme Ministre chargé du  nouveau Ministère français chargé  de l’environnement, urbanisme, infrastructures, transport et écologie, en 2007, au Brésil, voyage durant lequel il visita en ma compagnie, le projet de gestion du Parc Nacional de Tijuca..

Projet de gestion internationnale partagée du bassin du Alto Paraguay, entre Brésil, Bolivie et Paraguay

 Le Fleuve Paraguay nait au Brésil et traverse la Bolivie, le Paraguay, puis rejoint le Rio Parana près de Corrientes en Argentine, après un trajet de 2600 km. Son bassin atteint 2 millions de km2, soit quatre fois la France. Le fleuve Parana, en  fin de parcours, se nomme le Rio de la Plata,  où les eaux douces se jettent dans l’océan Atlantique Sud en Argentine.

Dans son parcours supérieur, son bassin peu incliné est limitrophe de celui de l’Amazone, puis s’ouvre au Brésil sur les plus beaux écosystèmes aquatiques du pays, appelés le Pantanal Brésilien, dans les Etats du Mato Grosso et Mato Grosso do Sul, riches en faune sauvage, paysages de marais et terrains inondables une grande partie de l’année.

Le Pantanal Brésilien se mêle au Pantanal Bolivien puis au Pantanal Paraguayen en une zone humide très peu habitée sauf au pied des collines qui la bordent, et devient navigable pour des barges de transport, depuis la ville de Puerto Suarez en Bolivie et Corumba au Brésil, jusqu à la mer.

Le système hydrologique très complexe de ce fleuve, sa navigabilité, les rytmes et niveaux d’inondations des Pantanales, sont observés par des points de mesures manuels en differents sites du fleuve, dans les trois pays, et sont très utiles pour la navigation des barges qui descendent les denrées de céréales mais surtout aujourd’hui le soja et les bovins du Pantanal, pour lesquels les accès routiers sont impossibles et inondés en période de hautes eaux.

Les risques de pollutions  classiques des eaux son marqués dans le haut bassin, mais limités dans les sections moyennes qui atteignent plusieurs milliers de mètres cubes par seconde. Dans le Pantanal brésilien, les pollutions des eaux sont fréquentes, par les cendres venant des incendies de savanne ou forêts,  d’origines antropiques ou résultants de la foudre, ou bien de pollutions résultant de la dégradation naturelle des matières organiques des sols,   créent une absence d’oxygène prolongéee  dans l‘eau, et des mortalités de poissons et de toutes les chaines alimentaires.

Les pollutions par des produits d’extractions minières se rencontrent sur les rivières bordant le Pantanal, Les rejets domestiques locaux sont significatis sur les petites rivières, et négligeables sur le fleuve, dès qu’il atteint un débit de plusieurs centaines de mètres cubes par seconde.

Les données de chacun des trois pays sont hétérogénes et peu connues, ne sont pas partagées, et auraient  intérêt à l’ètre pour les activités de navigation et transport terrestre, pour la gestion de la qualité des eaux en aval des villes et  les activités comme la pêche, qui représente, outre un intérêt économique, un attrait touristique déja mis en valeur dans certaines régions, la protection des captages d’eaux,,,etc

Pour ce faire, un projet  du  Fonds Français pour l’Environnement Mondial est lancé en appel d’offre, et gagné par DBE en association avec  la Compagnie Nationale du Rhõne (CNR).

Les deux consultants ont des références communes au Paraguay (projet de  loi sur l’eau pour le Pays Paraguay financé par la BID), en Indonésie avec Beture, et des références complémentaires, pour DBE sur les aspects institutionnels, observatoires de l’environnement,  et CNR pour la gestion du Rhône, et les stations de mesures en temps réel.

 Notre contrepartie au Brésil est l’Agence Nationale de l’Eau (ANA), à travers sa Direction Générale oú se trouvent réunis des partenaires des projets antérieurs, Benedito Braga (actuel Président en 2018 du Conseil Mondial de l’Eau), Dalvino Franca, Marcos Freitas ainsi que l’appui politique  de Jerson Kelman, professeur de la COPPE à Rio, et ancien président de l’ANEEL, qui a appuyé la mise en place des Comités et Agences de bassin brésiliens.

  Je fais équipe avec Nicolas Bourlon, et deux ingéneurs de l’Ecole Centrale de Paris, en stage à DBE pour la création de l’Observatoire international et du site sur internet qui regroupera les données générales du bassin hydrologique du Rio Paraguay dans les trois pays, et l’équipe CNR conduite par Didier Roux, met en place le nouveau réseau commun aux trois pays. Ce réseau d’une vingtaine de stations hydrologiques, transmettra par satellite les donnéés de capteurs automatisés de débits en des points clés. Un point de captage et d’analyse de la qualité des eaux par un mini-labo automatique, sera installé près de Corumba, et tranmettra par satellite au site partagé par les trois pays, les données de qualité en temps réel des eaux du fleuve.

 Pour le Brésil, la nouvelle agence de l’Eau ANA, créée après la loi sur l’eau de 1997,  est notre  partenaire qui héberge et fait la manutention du site. Les Services nationaux d’hydrologie de Bolivie et du Paraguay sont les deux autre partenaires de l’Observatoire du Rio Alto Paraguay.

Nous avons réalisé, Nicolas Bourlon et moi, au cours de ce projet, la descente en petit bateau  du Rio Alto paraguay, depuis Caceres jusqu’à Corumba,  800km, pour la première mission. La fin du voyage  a été un peu accrobatique, car après trois incidents avec le bateau qui avait perdu le contrôle de son  gouvernail, le moteur a fini par làcher, et nous sommes arrivés à Corumba en pirogue, avec une partie de l’équipage, le voyage complet ayant duré huit jours. La seconde mission de 700 km était plus confortable et a permis de définir les conditions d’implantation du réseau automatique de l’observatoire, tout en ayant pu observer une panthère tachetée, des balbuzards pêcheurs  et des aras violets endémiques du Brésil.....

PARAGUAY

Une coopération régionale et un projet de réforme de la gestion de l’eau financée par la Banque Interaméricaine de Développement BID

 Dans les années 90 de très nombreux colloques sur la gestion de l’eau sont organisés en Amérique du Sud, certains nationaux d’autre régionaux, et donnent la possibilté, à travers la Coopération Régionale Amérique Latine, (située à Santiago du Chili, et dirigée par M Siberchico) ou Pays Andins (située à Caracas), du Ministère des Affaires Etrangères, de faire connaitre les projets pilotes développés depuis 1988 par Beture puis DBE.

 Le Paraguay, appuyé par la Banque Interaméricaine de Développement (BID), lance une réflexion pour amélorer la gestion en eau du pays, et mieux organiser le secteur de l’eau, conduisant à une nouvelle loi sur l’ eau. Le pays qui dispose des eaux du Rio Paraguay,  et du Rio Parana, venant du Brésil, a construit avec le Brésil le plus garnd barrage du monde, le barrage de Foz de Iguaçu, dans lequel le Paraguay dispose de  turbines produisant une énergie suffisante pour l’ensemble de la demande paraguayenne, et permet de toucher des royalities dans la revente d’électricité au Brésil.

En association avec la Compagnie Nacionale du Rhone (CNR), DBE gagne cette étude stratégique, et l’équipe montée à cet effet sous ma conduite, comprend notament, Didier Roux pour la CNR, et   Naoll Mary, Eduardo Mestre (ancien  directeur des bassins au Méxique), ainsi qu’un appui de Julio Gonzalez (ancien directeur de l’eau au Vénézuéla et chargé du projet BioBio au Chili).

Le projet se termine par une présentation et discussions de trois jours  à Assuncion, réunissant l’ensemble du secteur de l’eau, y compris les aspects légaux, les directeurs d’Itaipu, et le directeur du fonds fiduciaire de la BID à Washington (Georges Cahuzac) .

Un pas de plus est réalisé dans la façon de gérer l’eau, en coopération avec les acteurs publics et privés (on est dans l’ ambiance de coopération globale,  Public -Privé, ou économie mixte chère à la CDC, sans le dire..), et lançant la possibilité de comités de bassin (Consejos de Cuencas), et organismes de gestion et opération réunissant les intérêts énergétiques, économiques et environnementaux.

MEXIQUE

 La divulgation de la Rio92, les nombreux coloques internationaux, et les bons résutats des coopérations en cours dans les années 1993 et 1994, sur le thème de la gestion de l’eau, ont suscité des demandes d’appui institutionnel à la France, cette fois par le Mexique. Des missions d’identification confiées par le Ministère des Affaires Etrangères (Jean François Aguinaga, Béatrice Duchemin), et la DAEI (Françoise Meteyer), m’ont fait connaitre le Mexique, en commençant par une participation à  un colloque international  à Guadalajara, et ensuite  à travers l’ identification d’un projet pilote, (suivi par Luc Ducournau expert à l’Ambasssade de France, mis en place par la Direction Régionale Amérique Latine du Ministère des Affaires Etrangères, Jean François Aguinagua et ensuite Béatrice Duchemin), qui a été réalisé sur le bassin du Rio Lerma-lago de Chapala. C’est le plus long fleuve interne au Mexique (720 km), qui se jette dans le grand lac de Chapala. Ce lac est drainé par le Rio Santiago jusqu’à l’Ócean Pacifique.

La Comision Nacional del Agua, CNA,est le gestionnaire tout puissant de l’eau au Mexique, et dispose à l’époque de Directions Régionales qui s’appuient sur la structure en états du Mexique.  Le bassin retenu comme pilote est à cheval sur quatre Etats :Mexico,  Guanajuato, Jalisco et Michoacan.

La présence, en tête de bassin, de la ville de Mexico, conurbation de 20 millions d’habitants, ainsi que la concentration  industrielle et l’agriculture intensive, ne laissaient pas beaucoup de chance à la qualité des eaux amont, et le lac de Chapala recevait un fleuve polué par tous ces effluents, qui ne bénéficiaient que de quelques traitements et n’étaient  pas autoépurés du fait de leur concentration excessive.

S’imposaient : une gestion par bassins, une collaboration entre gouvernement, états, communes, usagers,..., des investissements coordonnés d’amont en aval et sur les affluents pour lutter contre les pollutions, un système de financement à l’échelle du bassin, du type pollueur payeur, et enfin un programme d’action accepté par tous.

La mise en place d’un découpage hydrologique comme base de la gestion régionale faite par la CNA, d’organismes de   bassins délibératifs représentant tous les acteurs de l’eau, la définition d’une responsabilité unique pour mettre en place et controler les résultats des investissements, furent les questions primordiales discutées.

Dans ce nouveau contexte, un projet pilote fut établi, sur le bassin de Lerma Chapala, à la demande de Vicente Fox, Gouverneur de l’Etat de Guanajuato, membre du premier Comité de Bassin de Lerma Chapala,,  puis Président de la République, pour faire le point sur la situation de l’eau et de sa qualité, coordonner les réseaux de mesures existants et établir un Observatoire du Bassin entre les 4 Etats, et réformer les directions régionales de la CNA.

A la CNA notre interlocuteur était Fernando Villareal, le Directeur Genéral, Cesar Herrera pour les aspects institutionnels, administratifs et financements, ainse que Eduardo Mestre directeur de région de la CNA à Queretaro, où fut établi notre projet. Ont participé au projet à Queretaro ou en missions de travail de DBE, Naoll Mary, Axel Julié, Luc Bouganim, Philippe Blanchard Bettina Essoe, , et deux ingénieurs en coopération Volontaires du Service National.

L’observatoire a éte construit avec le système de gestion Viva Agua et Viva Terra, de planification Viva Plan et de financement multiples et redevances simulées Viva Fina.

26 nouvelles directions régionales de la CNA, baties sur la structure des bassins, furent créées, jouant le rôle des Agencesde Bassins. Celle de Lerma Chapala étant à Queretaro, dirigée par l’Ingénieur Eduardo Mestre, le Comité de Bassin de Lerma fut mis en place (Consejo de Cuenca de Lerma Chapala), la construction de 100 stations d’épuration  des eaux domestiques fut réalisée, sur le haut du bassin.

 Une grande divulgation régionale fut réalisée par la CNA, et ainsi j’ai eu la possibilité de connaitre la situation de l’eau à  Mexico, Monterrey, (avec visite en avion des lacs de retenue, sources d’aprovisionnement, problèmes frontaliers de répartition des debits avec les Etats Unis, paysages agricoles  désertiques), de Guadalajara, des rivages maritimes et des montagnes de l’Etat de Chiapas, de la situation des agriculteurs à Morelia, Queretaro...en mission de conférences acompagnant Eduardo Mestre, devenu coordinateur des Comités de Bassin, sur les points recommendables ou problématiques de l’etat de la gestion de l’eau au Mexique.

Aujourd hui un survol rapide sur internet montre que l’organisation de la nouvelle CNA, dépendant du Ministère de l’Environnement mexicain,  a permis de créer de nombreux Comités de Bassins, mais que l’état de la qualité des eaux, par exemple du Rio Lerma et du lac de Chapala, était toujours très préoccupant, la forte croissance des 25 dernières années du Mexique n’ayant pas réussi à résoudre les problèmes graves de pollution et de qualité des eaux.

En conséquence de la Conférence de Rio92, un Réseau Amérique Latine d’Organismes de Bassin RELOC, a été mis en place les années 1996, sous présidence mexicaine,avec un siège à Queretaro, au sein du réseau international RIOB.

CHILi

A travers la coopération régionale  Amérique Latine du Ministère des Affaires Etrangères  (Siberchicot à Santiago du Chili)et l’appui  financier de la DAEI du Ministere de l Equipement,  il a été possible de réaliser au Chili des missions politiques et de participer à, et organiser,  des colloques  qui ont permis de faire connaître le systeme de gestion de l’ eau en France , et les  résultats du projet Rio Doce au Brésil,  et  Vénézuela, notament la création de l’Agence de Bassin de Valencia. 

Le contexte  du Chili est très particulier car la propriété des terrains est déliée de la propriété des droits d'eau qui permettent de les mettre en valeur au niveau agricole,  pour le vin notamment dans les régions centrales, et pour toutes les activités intensives qui y  sont pratiquées.

Le Chili, avec une extension de pratiquement 6000 km du Nord au Sud bordés par l ‘Ocean Pacifique et par la Chaine des Andes, présente une succession de petits bassins hydrographiques, avec des fleuves d’une profondeur de l'ordre de 100  à 150 km qui descendent des versants désertiques au nord et glaciaires au Sud. Les rivières emportent rapidement les eaux douces vers la mer, quand ces eaux n’ont pas été complètement utilisées ou évaporées  avant d’y arriver.  Tous les types de climats sont représentés depuis le désert de l’Atacama jusqu’au grand sud de la Patagonie. 

 L’eau est un bien en partie privé qui peut être revendu pour son usage en même temps où séparément des biens des terrains.  Les activités vinicoles par exemple  sont extrêmement bien développées et nécessitent l’irrigation dans les cas les plus courants au centre du pays, autour de Santiago. Une tradition centenaire qui découle de la mise en place de canaux de captages et d’irrigation a permis de créer de nombreuses entités de gestion privée de l’eau,  les associations de canalistes qui contrôlent les droits d’eau et leur usage. L’attrait d’une gestion plus ouverte sur l’environnement et régulée en partie par l’Etat,  les Préfets de Région,  les villes, et les usagers et pollueurs n’est pas évidente à trouver dans le contexte existant, oú quelques usagers contrôlent l’essentiel du milieu aquatique.

Après des visites de terrains auprès de Préfets de Régions,  des gestionnaires de l’eau potable, assainissement, contrôle des inondations, industriels, ,maires,   des entretiens avec les canalistes et autres usagers, discussions  à Valparaiso avec les sénateurs qui seront chargés de la réforme, visite avec le Ministre de l’Equipement qui coiffe les services de l’eau auprès du maire de la ville de Valdivia, qui est tres intéressée par la gestion intégrée de l ‘eau ,  montages d ‘ateliers de réflexions  au Brésil avec les représentants brésiliens (le directeur général de l’eau du Brésil, Vinicius Benevides m’a accompagné plus tard dans une mission au Chili  pour faire part des avancées du projet de son pays avec  la France),  le Chili demande un appui de coopération pour réflechir á une meilleure  integration des acteurs de l’eau et une solution plus participative et environementale pour régler les conflts actuels, allant jusqu’à une modification du Code de l’Eau et la création d’une organisation de gestion intégrée par bassins hydrografiques.

 La Conférence de Rio est l’endroit où la Direction Générale de l’Eau et son Directeur Manriques Lobo, peut présenter ses idées et être mis au courant  des avancées en Indonésie, Vénézuela, Brésil. Une coopération bilatérale  est démarrée avec la France.

Le Chili vote positivement, durant la réunion organisée par Beture Setame en vue de la création d’un réseau d’organismes de gestion de l’eau par bassins hydrographiques, lors de la CNUED Rio92, pour la création d’un réseau d’organisme international, ansi qu’un sous réseau   sud Americain.

 La Banque Mondiale s’intéresse au programme de mise en place d’organismes de bassins et m’invite à Washington pour exposer principes et méthodes devant  les directeurs régionaux Amérique Latine de la Banque, réunis à cet effet.

Ceci conduira DBE  à participer à un projet de réforme de l’eau financé par la Banque Mondiale....au Maroc, sur le bassin de l’Oum Er Bia, qui sera décrit en fin de ce témoignage.

Vinicius Benevides Directeur Fédéral de l’Eau Brésilien m’accompagne à cete réunion à la Banque, et explique la vision du Brésil et sa politique de l’eau en cours. Une formule dont je me souviens dans l’ introduction de sa présentation  était : « L’un des  problèmes du secteur de  l’eau et de l’énergie du Brésil, vient  du fait que sa population  croit de un Chili par an ».

Quelques mois plus tard, une mission de la Banque Mondiale au Chili décide de monter un programme pour définir le premier type d’organisme gestionnaire de bassin du Chili, avec un projet pilote sur le bassin du rio Biobio, au sud de Santiago dans la 8e région, très riche en hydroélectricité, usages agricoles et miniers et ecosystémes naturels. La Banque Mondiale et la Coopération Française joignent leurs efforts, et utilisent DBE pour le montage des termes de référence  inspirés de ses expériences.

L’appel d’offre est gagné par Coyne et Bélier qui dispose de son agence régionale en Amérique Latine à Santiago dirigée par François Esteulle,  et de sérieuses références en barrages hydrauliques, canaux tunnels, etc. . DBEnvironnement  participera à travers la coopération bilatérale française  aux aspects d’organisation et institutionnels et légaux, et méthodes de gestion (observatoire, plans d’action, système de financement 

Le projet sera dirigé par Julio Gonzalez,  ex directeur de l’eau au Ministère de l’Environnement  Vénézuélien.

Il accouche d’un nouveau mode de gestion et d’organisation mixte publique privée, première version d’economie mixte locale, appelée Corporación de la cuenca del rio Biobio. Le nom corporacion donne une saveur privée au mode de gestion de l’organisme, qui devra respecter les futures règles prévues  dans le futur Code de l ‘Eau, notament pour les aspects propriété privée des droits d’eau, taxée quand elle n’a pas d’usage réel et aparait spéculative, et définissant des droits de préemptions publics pour permettre de remettre dans le circuits les droits d’eau non utilisés dans l’axe des objectifs fixés sur les plans d’action sur le bassin. On se croirait un peu en France au ministère des finances et des impôts et dans les communes préemptant pour les Domaines....Mais il faut savoir que le Code Civil du Chili est emprunté et calqué sur le code civil français de Napoléon.

 Les élections donnent le pouvoir aux socialistes, les visions mixtes sont moins touchées que les autres, le directeur de l’eau chilien ancen avocat spécialisé dans les droits d’eau laisse la place à son directeur des services techniques, aux nouveaux gestionnaires, l’économie mixte résiste. Le code de l’Eau est revisé sur des points clés améliorant la gestion.

  Lors des missions de coopération confiées à DBEnvironnement par la coopération française,   Jean Claude Vinconneau directeur de l’Agence de Bassin Loire Bretagne, président du Comité de Bassin m’accompagne et peut exposer les expériences de son Agence en France,  qui renforcera les Chiliens à aller  plus loin dans l’organisation future.  C est à la fin de  ce voyage au Chili que ce montagnard expérimenté et assidu  va malheureusement avoir un accident  lors de la descente après l’ascention à plus de 6893 m  au sommet enneigé del Nevado  Los Ojos del Salado . Le quittant le samedi matin à 5h de notre hotel à Santiago, d’où il partait pour la marche d’approche et l’ascension,  j’apprendrais par un appel de l’Ambassade de France  à mon domicile parisien deux  jours plus tard son destin  tragique, et irai rencontrer et partager son souvenir avec sa famille à Orléans.

PEROU

La coopération régionale Pays Andins du Ministère des Affaires Etrangères, basée à Caracas et représenté  par un attaché culturel qui avait suivi les développements des autres projets à travers des colloques que j’avais organisés au Vénézuela dans le cadre des projets en cours (Lago de Valencia), me demande de réaliser  des missions d’information et de conférences au Pérou.

J ‘y fais mes premiers pas à travers INRENA (Institut National des Ressources Naturelles) créé en 1992 peu après la Conférence de Rio, et chargé de l’agriculture, et ... de la gestion de l’eau et de l’environnement à l’époque. Son Directeur Manuel Tapia Muños, et son directeur de l’Eau, très actif, Miguel Ventura, m’ont ouvert à la connaissance du pays par de nombreuses conférences et visites auprès des organismes sectoriels de l’eau, (eau potable assainissement, irrrigation...).  Sur le terrain, Carlos Torres, Directeur du Programme National de Protection des Sols e des eaux (PRONAMACS) m’a permis d’aprécier les besoins et surtout les ambitions de chaque secteur d’usagers.

 Conférences après conférences, les idées avancent localement jusqu’au colloque de Huaraz du PRONAMACHS d’INRENA, et jusqu’au colloque international  à Lima, tenu une semaine plus tard, organisé sous l’égide de la France, dont le Conseiller Culturel Yacinthe de Montera était attaché culturel à Rio de Janeiro lors de la Rio92.

Les évènements régionaux vont être organisés par INRENA dans  tout le pays, et y participe pour la première fois l’Offfice International de l’Eau OIEau, qui présente ses activités de formation et ses références et le réseau internacional d’organismes de gestion bassins lancé  lors de la Rio92. A Lima l’Amérique Latine est présente, ainsi que la Banque Mondiale.

 La Banque Mondiale, secteur de assainissement eau potable de Abel Mejia, appuyé par le secteur eau environnement de John Briscoe, montent une mission auprès du Ministre de l’agriculture, dans laquelle je suis chargé des perspectives  d’amélioration de la gestion de l’eau.  Le soutien au Pronamachs et au secteur eau potable – assainissement est décidé. Une collaboration Banque Mondiale-coopération Française, centrée sur l’appui au développement de la gestion des bassins des fleuves Lurin, Rimac et Chillón, est initiée pour garantir les ressources en eau potable de Lima. Elle s’appuye sur la société des Eaux de Lima (Sedapal). Les pollutions du Rimac sont terribles, et les ressourses très sujettes au comportement cahotique du Ninõ et au climat désertique de la cordillère andine dominant la côte maritime de Lima.

Les objectis premiers sont la quantité des ressource à apporter à la ville et la mise en place dans le futur d’organismes de Bassins.

Les missions, parfois  à plus de 5200m sont difficiles,  non seulement pour le climat et l’altitude, mais aussi pour le climat social qui laisse des hotels détruits par les attentats à Lima et des menaces qui font que nos véhicules tout terrain  sont accompagnés par des militaires en armes qui sont censés nous  protèger du Sentier Lumineux au pays des llamas.

Aujourd’hui, la ANA (Autorité Nacionale de l’Eau) créée en 2007, notament pour fomenter la création de Comités de bassins,  a du mal à garantir une améloration de la pollution des eaux du Rimac et la distribution de l’eau potable à Lima est limitée à quelques heures par jours du fait du changement climatique local ayant perturbé les statistiques d’ il y a 20 ans....

Aujourd’ hui, la gestion de l’eau passe par une gestion mondiale des changements du climat.

ET LE MAROC.....

 Le Maroc n’a pas sa place dans un document sur l’Amérique du Sud....et pourtant le  futur de ses eaux est peut être une conséquence de ce que nous avons exposé dans les histoires précédentes.

 La Banque Mondiale ne pouvait pas rester à côté d’un phénomène important qui, petit à petit, était en train  de changer les rythmes et les modes de penser sur la gestion de l’Eau, dans tous ces pays d’Amérique Latine, pré carré des Etats Unis si l’on regarde les còtés politiques paralèlles.

 Aprés la conférence de Rio, en 1996  la Banque Mondiale (à travers John Briscoe et Abel Mejia),me propose une présentation des idées et modes opératoires des projets cités ci-dessus ou en cours de montage, aux directeurs Amérique Latine de la Banque,  sectoriels, ou thématiques.

La réunion est excellente, et chacun retourne à ses activités.

Quelques temps après surgissent des oportunités en Amérique Latine, Chili Pérou et Mexique (ofertes à travers John Briscoe et Abel Mejia), mais un jour une proposition de Ian Goldin qui sera vice président de la Banque Mondiale, est beaucoup plus intrigante. Il participait a la réunion antérieure, et voulait appliquer les principes et méthodes d’ approches exposés...au Maroc, où la banque investissait beaucoup sur les barrages etc, mais où un vide institutionnel n’avait pas pu ètre rempli par de nombreuses tentatives antérieures, utilisant une vision anglo saxone peu adéquate aux modes de pensée locaux.

Par un hasard peu commun, j’avais monté quelques années auparavant, une expédition ornithologique en cannot pneumatique qui m’avait fait visiter les coins et recoins de la côte méditerranéenne du Maroc entre Gibraltar et la frontière avec l’Algérie. Les découvertes avaient donné lieu,  au temps de Setame, au montage d’úne réserve naturelle pour la protection du Balbuzard au Maroc, financée par l’Union Européenne, et, aussi,  m’avait donné une connaissance des Marocains enthousiasmante. 

Ainsi, après une mission avec la Banque Mondiale et les responsables marocains à Rabat, puis un projet que j’ai réalisé au Maroc en 2003 avec Axel Julié, navigateur au long cours de DBE, la première version marocaine, interprétée à partir d’expériences latino américaines de mise en place d’organismes de bassin, observatoire,  plans d’action et systéme financier public-privé,  fut proposée sur le bassin pilote de l’Oum R r’Bia, au Maroc.

Aujourd’hui il existe un Secrétariat  d’Etat aux Ressources en Eau du Maroc, et huit Agences de Bassins Hydrauliques couvrent le pays. Dont celle de l’Oum R r’Bia.

 

CONCLUSIONS

Cette présentation non académique des expériences vécues dans le cadre de mes activités au sein du Groupe Caisse des Dépots,  à Beture, Setame, Beture-Setame et ensuite DBEnvironnement, entreprise de consulting micro multinationale que Susana Fernandez de Castro Berthon a présidé pendant 15 ans, et que je dirigeais, est dédiée à tous mes collègues du Groupe de la CDC mais aussi aux politiques, administrations, clients ,entreprises, collègues de travail , français et étrangers, qui ont pu écrire avec moi cette histoire vraie, et enrichissante, pour  améliorer la qualite de la vie  des hommes et le futur de leurs héritiers, par une gestion raisonnée et environnementale des ressources en eaux et leurs écosystémes.

Les cordes qui sous tendent cette petite histoire sont le partage entre les acteurs d’une  connaissance plurithématique, la réunion des coopérations à tous  les niveaux de l’action nécessaires pour réaliser des projets crédibles, utiles, durables et équitables, au service du bien public.

Cette toile tisse des liens,  associe aussi bien les responsabilites d’une bonne vision politique, de  idées performantes d’architectes de la nature, de la mise en place de financements adéquats au moment propice, d’une bonne ingénierie, de collaborateurs conscients et motivés par les objectifs et les conséquences de leur actions, pour aider une nature à s’organiser pour mieux s’alimenter ellle même et apporter ses fruits à nos sociétès.

 C ‘est un véritable réseau qui a fonctionné entre des hommes et des femmes qui parfois auraient pu s‘ignorer, mais qui ont créé sans qu’on ait eu à leur dire, les connexions qui ont permis d’atteindre des objectis globaux pour leurs pays.

Ce sont des réseaux sociaux forts et qui n ‘ont pas eu besoin de software sociaux pour se connecter, seulement d’un positivisme, d’une éthique dans leurs décisions, du courage dans le travail, de l’imagination, et le plaisir de voir les choses naitres grace à la participation de tous et chacun.

Pour cette raison j’ai essayé de donner des noms aux acteurs de cette histoire, j’espère qu’ils s’y reconnaitront , mais très probablement j’ai oublié certains, sans le vouloir. Il n’est jamais trop tard pour bien faire, toute omission ou erreur peut être facilement corrigée. Le texte est né de ma mémoire, qui doit remonter à plus de trente ans en arrière.

Que tous ces partenaires et amis soient remerciés pour le rôle qú’ ils ont joué dans cette aventure.

 

Dominique Berthon,
Ingénieur de l’Ecole Centrale de Paris,
Docteur en Ecologie, Université Paris Orsay,
Ancien Directeur de Beture Setame, chargé du Département Eau et Environnement,
Créateur et ancien directeur de la Société DBEnvironnement
Contact : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Un des grands changements de paradigme, outre la necessité de traiter tous les aspects d’un problème d urbanisme ou de  de gestion environnementale, vient du dereglement a l echelle humaine, des facteurs de controles qui paraissaiet permanents et stables meme s ils se traduisaient en terme statistique, et qui sortent aujourd hui  completemet des limites de l epure, comme par exemple la pluviometrie, la temperature de l air, de leau, de façon generales la instabilité du climat qui ne pouvait plus etre pris en compte de la meme façon. Du coté cahotique du futur et des consequences sur la definition des  operations d urbanisme et de gestion de l environnement. Avec les consequences sur la planificationt  programation des activités humaines en géneral.

La pluridiscplinarité était chose  commune à BETURE SETAME, ou se réunissaient  sur un meme projet urbain, touristique, ou industriel, urbaniste, architecte, paysagiste et espaces verts, geologue ,specialistes de l environnement naturel (botaniste, ecologue, ornitologue,...) ingenieurs en infrastructures de routes, transport, stationnement, bruit, electricité, telephone, assainissement pluvial et eaux usees  systemes d epuration, alimentation en eau potable , reseaux d eau, station de traitement, sociologue, programateur, economiste, financier, commercialisation, developpeurs de modeles informaticien...) , Cependant l’assainissement pluvial se dimenssionait par exemple sur des données comme des pluies décennales qui etaient de l ordre de 50mm de chute d eau par exemple, ou pour les barrages des statistiques de frequence intensité qui n’ont plus de sens aujourd hui. Levolution climatique va devoir changer tous les modes des pratiques des sciences de l urbanisme infrastructures et environnement, 

 

Contacter  corinne Blanchet doc jasa tirta brantas

Conclusions il faut travailler em reseau ex creation reseaux des organismes de bassin cree a Rio.

Il faut que les projets soient en equipes pluridiciplinaire et financés par des reseaux d optiques differencies, comme ce fut le cas pour les etudes rio doce et paraiba do sul (min ae equipt environnt finances, apui organismes agences de bassins municipalites depts regions     ou comme les evenements francais au moment de la conf de Rio.

Pas seulement de la com tech et pol

CONCLUSIONS GENERALES

Beture setame la gestion de l'eau en Amérique du sud 

Il y a un grand nombre d’organismes et de  personnes qui s’interressent aujourd hui  aux conditions de mise en oeuvre d’une politique nouvelle de gestion de l'eau, notament   au Brésil .

La pluspart du temps les articles publiés ne font références qu’aux  développements posterieurs à  la loi Fedérale sur  l’Eau de 1997 , qui définissait enfin, la gestion intégrée de l’eau par bassins hydrographiques,  les organismes de bassins (comités et agences de bassin), le principe pollueur payeur et les redevances financieres, les financements des plans et programmes d’action, les aspects environnementaux de la ressource, etc..... 

Ceci peut s’expliquer par l’absence de références documentées sur internet qui se sont dévelopées seulement récemment.

Ceci peut aussi s’expliquer par une période de changements de politique souvent  conflictuels  ayant donné plus de place aux aspects environnementaux, à la participation des usagers de l’eau, et aux besoins de nouvelles entités de gestion comme l’Agence Nationale de l ‘Eau, créée en 2000 après la élaboration de la loi par les organismes pré- existants.

Il est fait remarquer  par BPF Braga, qui a été l’un des directeurs de l’ANA, que deux bassins , le Paraiba do Sul et du Piracicaba , Capivari et Jundai (PCJ), étaient les deux bassins brésiliens qui disposaient d’un plan et d une organisation  de bassin á la date de création de l’ANA. Ces deux bassins et leurs gestionnaires ont béneficié , après la Conférence de RIO92, d’un appui et contacts avec la coopération française sur les bassins.  Sans oublier  la première expérience antérieure, datant de 1988 à1992, du projet de gestion du bassin du  Rio Doce. Ricardo Pinheiro en 1991, Secrétaire à l’Energie et l’Eau du Brésil dont dépend le DNAEE, responsable de la codirection du projet Rio Doce, sollicite la mise en révision du Code de l Eau qui date de 1929, et l’étude d’une Loi sur l’Eau qui s’inspire des résultats du Projet Rio Doce et des institutions françaises come les comités de bassin les agences et la nouvelle loi française de 1976..   Le rapporteur de la Loi sur l’eau, le député Aroldo Cedras qui n a pas manqué de communiquer avec nos projets de cooperation dans les années de preparation de la loi Fedérale de l’Eau anterieures a 1997 . Plus de 500 articles dans la presse grand public ont éte publies sur les projets qui puvaient servir de guide et de reflexion pour la future loi sur l eau. QU IL EN SOIT REMERCIE ICI.Ces remarques donnent un éclairage sur l histoire de l’eau au brésil dans cette période agitee ou il a fallu repenser les modes de gestion des resources environnementales, réécrire les objectifs, informer le public, mettre en place une loi et des institutions, C est le Ministère de l´’Energie et de l Energie Electrique qui , de fait a pris l ‘initiative de tenter de repenser une meilleure facon de gérer l’eau à  travers son Département National de l Eau et Energie Electrique( DNAE), bien qu il ne soit pas le seul usager de l’eau et absent des pratiques liees a la protection de la qualite de l eau, et la gestion environnementale. Il n y avait pas de Ministere de l’Environnement au Brésil en 1988 , et lors de ma première mission au Brésil, le Secretaire d Etat à  l Environnement (xxxxxxxxx) avait considéré une opportunité excellente de tenter d’ameliorer la gestion  pluriacettede l eau  en s’appuyant sur l organisme qui la gérait et avait une organisation de taille federale, avec une qualite de personnel et de gestion technique de l hydrauelectricité et de promouvoir le projet pilote du RIO doce. Cette volonté positive des acteurs de l epoque, avaec l appui des secretaires a l environnement des Etat de Minas Gerais (Gustavo Elisio)  et Espiritu Santo (Jarbas)  a ete le facteur de succes de ce projet et de ses consequences grace a la diffusion que lui a donne la Conference de RIO92,  Qu’ils en soient remerciés aujourd hui.

L’histoire se fait avec des gens, et ce sont les gens qui font l histoire,,,,,,,,

 

CONTINUER le projet Rio Doce et le projet de la gestion de bassin du Paraiba du Sud.  Ces deux projets ainsi que leur père,  celui de la mise en place d’agences de bassin en Indonésie, ont été cités en réferences classés parmi les 10 meilleures de ceux  réalisés dans le monde par des auteurs français, brésilien, et Banque Mondiale spécialisé dans ce domaine. La plupart du temps l'analyse qui en est faite est universitaire, théorique et  n'a pas pu reconstituer les facteurs qui ont réellement permis de faire en sorte que ces projets existent et qu'ils aient pu recevoir l’appui de groupements politique et économique très différents, et voir le jour dans dans des délais aussi cours que quelques années. C'est dans ce sens que ce document historique d une experience d une filiale de la Caisse des Dépôts et Consignations peut  avoir un intérêt pour la mise en œuvre future de projets comparables dans ces themes d importance internationnale,  aussi bien dans le domaine de l’environnement, l’ urbanisme ou la  gestion des ressources en eau.

 Le  Beture  a mis en place une organisation nouvelle dans les années  1970-1990 le maître mot était de mettre en place une organisation pluridisciplinaire pour traiter des problèmes complexes intégrant une vision technique une vision environnemental une vision social une vision politique la complexité sectoriel de tous ces facteurs de tous ces problèmes demander à former des équipes productive orienté par ces thématiques comme le département énergie le département urbanisme le département environnement le département socio-économie mais pour traiter les questions en fonction 2D orientation préférentiel de chaque projet ils étaient former un groupe d'études et de réalisation une autre voir complémentaire maîtresses efficace pour ce type de projet et de réunir pour la réalisation de de ses projets évidemment 2 jours de financement Laure son travail en coopération temps c'est exemple Brésil et la France mais aussi un financement par l'ensemble des parties Pronote dans le dans le résultat attendu prochaine  il faut en plus d'une décision pluridisciplinaire intégré dans les équipes de travail temps du côté de l'offre de coopération que pour le receveur de la coopération  dans les projets de gestion complexe com Bonsoir décoration dans le froid j'ai fait sur complexe comme un loup il est bon d'avoir dans le groupe de financement la présence par exemple cul ministère des Finances du d'honneur et du receveur d'avoir aussi des ministère technique comme ceux de l'environnement de l'équipement de l'industrie il ne pas oublier les groupes privé qui exercices leurs activités dans le sac dans le secteur de l'eau le fait de financer le projet place l'ensemble des intervenants sur un plan égalité. enfin l'ensemble des personnes qui sont au niveau des sens à politique que de technicien qui était intégré projet il faut que ces personnes vie est renouveau en charge d'activité sur des projets similaires pour pouvoir plus faciliter le développement nouveau projet est la digestion de papillons

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une mission financée en 1990 par le Ministère de l’Equipement Français, DAEI (Françoise Méteyer), me permet de signer avec le Ministère de l’ Environnement Vénézuélien une  formation de post graduation à l’ Ecole Nationale des Travaux Publics ENTPE située à Lyon, pour un groupe de 15 cadres supérieurs Vénézuéliens responsables régionaux de la gestion de l’eau. Cette formation sera  financée totalement par le Fundayacucho Vénézuélien.

Cette formation diplomante d’un an et demi en France, dont Beture est opérateur, a été mise en oeuvre depuis les années 80 par Beture Setame avec l‘Indonésie, l’ENTPE et son Ministère, en association avec les Agences de Bassin françaises, les sociétes concessionnaires des eaux, (Lyonnaise des eaux et Générale des Eaux, aujourd’hui Groupe Suez et Veolia), les administrations régionales de l’eau françaises, et les grands usagers opérateurs comme la Compagnie Nationale du Rhône, la Société du Canal de Provence, et services des eaux villes, et dispose de 8 annèes d expérience.

 

 

Interview tele dominique

Article l homme de rio

Reunir les pays amis

Partenaires français

Entpe daniel sene 89 95 , François Perdrizet 95 2000, Philippe Denein, 2000 2004.philippe Sardin 2004 2010, jean baptiste Lesort 2010 2015.

Min equipement daei françoise meteyer

Ministere des affaires  etrangeres :  Jean François Aguinaga beatrice duchemin,

ambassade de france brasilia michele goldstein conseillere culturel , jean bernard ouvrieux Ambassadeur,

consulat de france rio  yacinthe de monterra, jacques Bertheau, Jean Pierre Lafosse 2000 2004 amb paraguay ,

ambassade de france au chili Siberchico, cooperation regionale amerique latine

 

Directeur français du projet Dominique Berthon directeur de Beture Setame charge du  departement Environnement, Eau Formation et  International,   

Equipe française Beture Setame

Guillaume le Gall informatique, Philippe Crouzet agence de bassin, Jean Perre qualite des eaux, Florence Poncet impact sur l environnement, axel julie administrateur de l equipe française luc ducourneau, naoll marie, elsa daviaud,

Appui des Agences de bassin françaises

Loire Bretagne  Vinçonneau, François talec

Seine Normandie, Alain Cadiou , Claude Salvetti , Nguyen Tien Duc,

Adour garonne,xxxxxxx

Artois Picardie xxxxxx

Directeur Bresilien du projet : Directeur Federal de l’eau. Successivement Goki Susuki, Fabio Ramos, Vinicius Benevides, le gros dir dnaee mines energie dans interview Ricardo Pinheiro Directeu de l’Energie et Eau du Brésil

Equipe locale bresilienne

Directeur local Dr Geraldo .pb color . cprm peixinho

Coordinateur breiliendu projet  a Belo horizonte Paulo Maciel

 

Elsa daviaud these,

Gilles david mae 1997

 

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