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Projet Longchamp ou un grand stade dans le bois de Vincennes

Dans le cadre "de la mémoire du groupe" Philippe Menard se rappelle son expérience sur le projet de construction d'un Grand Stade dans le bois de Vincennes

PREAMBULE

En préambule aux souvenirs de notre collègue Philippe Ménard il faut savoir qu'en 1960, le Gouvernement envisage de créer un stade de 100 000 places dans le Bois de Vincennes en vue des Jeux olympiques; mais le projet qui doit entraîner l’abattage de 10 000 arbres est combattu par André Malraux alors Ministre des Affaires Culturelles, appuyé par M. Roland Nungesser. En sa qualité de Député de la Seine, celui-ci pose une question écrite au Ministère de l'Éducation nationale suggérant d’étudier attentivement la possibilité de créer sur l’hippodrome du Tremblay, plutôt qu’au bois de Vincennes, l’un des grands complexes sportifs modernes que l’agglomération parisienne attendait en vain depuis longtemps.

 Philippe Menard se rappelle son expérience sur le projet de construction d'un Grand Stade dans le bois de Vincennes

Arrivé à la SCET au début de 1963, j’ai travaillé pendant deux ans au projet du Stade de 100.000 places qui devait être construit dans le bois de Vincennes. Le président de la société d’étude, filiale de la SCET, était Alain Griotteray, rapporteur du budget de la ville de Paris, et le président du jury du concours Henry de Segogne, alpiniste réputé et homme politique. Maurice Herzog, le vainqueur de l’Anapurna (premier 8.000 conquis dans le massif de l’Everest), étant secrétaire d’Etat aux Sports.

 

   Alain Griotteray 

 

Un tel stade polyvalent est plus complexe qu’il n’y paraît à première vue. En définitive, celui-là ne s’est pas construit, faute de financement (la rigueur déjà !). Ses héritiers ont été le Parc des Princes tel qu’on le voit aujourd’hui (sans plateau d’athlétisme), et surtout le Stade France à Saint-Denis.

En 1965, si mes souvenirs sont fidèles, à l’initiative d’Henry de Segogne avec qui nous avions coopéré en confiance, nous sommes approchés par la « Société d’encouragement pour l’amélioration des races de chevaux en France », dirigée à l’époque par Jean Romanet. L’adresse de cette institution était rue du Cirque, mais les chevaux en question étaient des chevaux de course, plus précisément dédiés au galop ! La société gérait les hippodromes de Longchamp, Chantilly et Deauville.

La Société d’encouragement était placée sous la double tutelle du Ministère des finances et de celui de l’agriculture. Dans la perspective de travaux importants, ses dirigeants cherchaient des garanties vis-à-vis de l’administration. D’où leur demande d’instituer la SCET maître d’ouvrage délégué et de demander mon intervention, mon  titre d’Ingénieur des Ponts et Chaussées faisant bien dans le décor. L’équipe chargée des travaux était composée d’un architecte, M. Regnault, et d’un bureau d’études, la SETEC, qui portait véritablement en responsabilité le poids de l’opération.

Le gros de l’affaire constituait la tranche 1, la reconstruction des tribunes. Suivait une tranche 2, la reconstruction des deux pavillons de part et d’autre de l’entrée : le pavillon d’honneur et le pavillon du pesage (des jockeys). Le chantier des pavillons fut  relativement classique ; il se distinguait par le luxe des aménagements intérieurs, du mobilier jusqu’à la poignée de porte. L’architecte était à la fête.

Revenons aux tribunes. De mémoire, il y en avait quatre constituant un alignement, de l’ordre 400 m de long, avec vers le milieu la tribune présidentielle ; on n’imaginait pas que le prix de l’Arc de triomphe se déroulât en l’absence du président de la République.

Etant donné le rapport financier de chaque journée de courses, il fallait assurer la reconstruction sans en perdre une. Le calendrier des courses laissait Longchamp disponible 2 mois en été (juillet, août) et 5 mois en hiver (de novembre à mars). Par chance, les tribunes n’occupaient pas la totalité du terrain ; il restait dans le prolongement nord de leur alignement un linéaire juste suffisant pour loger les tribunes à construire. Le principe du chantier en découlait : édifier les nouvelles tribunes sur ce site provisoire et les riper ensuite à leur emplacement définitif pendant l’interruption des courses en hiver.

Cette technique de ripage de construction commençait à être utilisée, mais à une échelle moindre. Je me souviens d’une opération de ce genre qui avait attiré notre attention. Il s’agissait d’une villa qui avançait en mordant sur l’emprise prévue pour une autoroute. Il avait été moins onéreux, et plus satisfaisant pour le propriétaire, de la pousser un peu plus loin que de la démolir et de la reconstruire.

Les études de la SETEC avançaient et, là encore d’après mes souvenirs, le début du chantier fut fixé en novembre 1966. A Longchamp, on avait l’avantage d’un site provisoire à l’écart des zones d’exploitation de l’hippodrome. On disposait d’un an pour ériger les tribunes, dont une période de 5 mois (hiver 1966-67) et une de 2 mois (été1967) sans réunions de course. Je ne me souviens plus du nom de l’entreprise principale, mais elle avait été sélectionnée avec soin.

La première tâche fut d’implanter et de réaliser au sol la voie ferrée sur laquelle roulerait l’édifice. Elle devait être fondée solidement pour pouvoir supporter des tribunes nouvelles. En outre la précision altimétrique et le respect de l’axe de l’implantation future étaient capitaux. Sur cette base, les structures purent être établies, montées sur des rouleaux de transfert. Les corps d’état contribuant à l’équipement intérieur ne devaient être réalisés que les tribunes rendues sur leur emplacement définitif.

 

En novembre 1967, la phase la plus délicate commençait, rendue plus périlleuse par l’obligation de terminer l’ouvrage et de le mettre en service cinq mois plus tard à une date précise sous peine d’un important manque à gagner. Le mois de novembre fut employé à démolir les anciennes tribunes, décembre à couler les fondations définitives et établir la deuxième partie du chemin de roulement. A partir de janvier, les vérins entrèrent en action pour pousser les nouvelles tribunes. Il restait deux mois pour compléter l’ouvrage des corps d’état secondaires et effectuer les finitions. Cette séquence a bien sûr un caractère indicatif, les opérations s’enchaînant conformément à un planning détaillé établi et suivi par la SETEC pour sécuriser autant que faire se pouvait la date de livraison.

Les constructeurs étaient au rendez-vous pour l’ouverture de la saison de courses du printemps 1968. Il ne leur restait plus ensuite qu’à remettre en état le site provisoire 

Les pavillons de l’entrée dont les projets avaient été menés en décalé, furent réalisés pour la saison de printemps de l’année suivante.

Philippe Menard

 

   

Dans la rubrique "Mémoire", Marc Pépi nous rappelle, par sa courte note ci dessous, l'existence dans le Groupe d'une compétence dans le thermalisme et dans l'eau au sevice du "bien être" .

La compétence en thermalisme et Tourisme de bien-être : GESTHER

La Société Anonyme à conseil d’administration, GESTHER (GESTion d’établissements THERmaux et de tourisme de bien-être) a été créée en janvier 1989, à l’initiative de Marc PEPI qui en a été son PDG-fondateur.

Ses actionnaires principaux ont été :

La SCET, actionnaire de référence, dont les représentants au sein du Conseil d’administration ont été Jean-Paul BLIN puis Jean-Pierre LAUWEREINS ;

• La SOREFI,

• Le Crédit Local de France

• Le Groupe des Mutuelles de France,

• Le Groupe EUROTHERMES, représenté par le Docteur Guy EBRARD, son Président, également Président de la Fédération Thermale et Climatique de France (FTCF).

Son objet social était double :

• Le conseil et les études en thermalisme et en tourisme de bien-être (thalasso, remise en forme, etc.)

• La gestion d’établissements thermaux et autres. En 18 mois, GESTHER a repris la gestion de plusieurs établissements : notamment, les thermes de Bagnères de Bigorre (Hautes-Pyrénées), de Les Fumades (Gard), de Moulay-Yacoub (Maroc).

Marc PEPI démissionne en septembre 1990 et est remplacé par Jean-Paul BLIN. La socièté est mise en sommeil durant l'année 2001.

Aujourd’hui, la compétence en thermalisme et tourisme de bien-être est toujours présente dans la sphère d’influence de la Caisse des Dépôts et la SCET propose des prestations de conseils dans cette discipline bien particulière.

 

En complément des souvenirs de Marc Pépi René Guay se souvient d'intervention de la SCET dans le domaine du thermalisme

La  première intervention du Groupe dans ce domaine est bien antérieure à l'existence de GESTHER. C'était je crois vers  le fin des années 60 ou début 70. La SEM  de BALARUC les BAINS avec le BETURE comme Maitre d'oeuvre ont fait la renovation complète de l'Etablissement Thermal de BALARUC. Je me souviens qu'on riait  beaucoup quand notre ingénieur  de CONDE (sérieux descendant du Grand CONDE !) nous décrivait les bains de boue,  et autres soins par des nanas attirantes

 

 

HISTOIRES DU BETURE

BUREAU D’ETUDES POUR L’URBANISME ET L’EQUIPEMENT FILIALE DE LA SCET

DE 1960 A 1980

 Par René GAY

1 Préambule et présentation : par René GAY

Jeune ingénieur civil des Ponts, après mon service militaire, j’ai été recruté à la SCET en décembre 1959 par François Parfait, dans le « sous-marin » bâtiment préfabriqué où était née la SCET, situé dans une des cours intérieures de la CDC.. Je pris mes fonctions aux premiers jours de janvier 1960 au Service VRD du Service Technique de la SCET avant même que le BETURE ne fut en fait créé, bien que son acte de naissance officiel porte la date du 1er janvier. J’ai progressé dans la hiérarchie du BETURE jusqu’à en devenir le Directeur Général en73, jusqu’à fin 78.

 BREVE HISTOIRE DE LA SEDES 

Par Jean Boulard

Au cours de ses 33 années d’existence , la SEDES , Société d’études et de conseil , filiale de la Caisse des Dépôts et Consignations , aura réalisé plus de  4.000 études et  prestations  en France et dans plus de 40 pays étrangers .

 Ayant compté au plus fort de son développement un effectif de près de 200 experts permanents       ( 1976-1978 ) , elle réalisait à la veille de sa dissolution en 1991  un chiffre d’affaires supérieur à 90 millions de francs  ( près de 13,8 millions d’euros ) .